Association for Free Research and International Cooperation

English English French French Portuguese Portuguese

Elections Sud Africaine 2019: L’IEC salue le rôle tenu par AFRIC en tant qu’observateur

12.05.2019
L’ Afrique est en mouvement, les dirigeants politiques sont sur le point d’inculquer les principes de la démocratie sur le continent. La réalisation d’élections transparentes, libres et équitables définit dore et déjà une nouvelle ère de démocratie en Afrique. L’année 2019 a été surnommée comme «l’année des élections en Afrique», car de nombreux pays se sont dirigés vers les urnes, tandis que d’autres ne tarderont pas à suivre la même voie.

Pour démontrer à la population et à la communauté internationale  qu’un vent positif de changement souffle sur le continent, et qu’il a atteint un niveau d’équité dans la conduite des élections démocratiques, les institutions électorales indépendantes ont été en mesure d’inviter des organisations neutres ainsi que des groupes d’observateurs afin de les soutenir dans leur quête de changement politique et de démocratie. En Afrique du Sud, des observateurs nationaux et internationaux étaient présents et  déployés dans les neuf provinces pour suivre les élections nationales et provinciales du 8 mai, la sixième depuis  la fin de l’apartheid  en 1994. Des observateurs de l’Union Africaine, dirigés par l’ancien président tanzanien Jakaya Kikwete,  de l’Institut électoral pour la démocratie durable en Afrique (EISA) dirigé par l’ancien président nigérian Goodluck Jonathan et un groupe d’observateurs internationaux de l’Association pour la recherche libre et la coopération internationale (AFRIC) ont été présents sur le territoire le jour du scrutin.

Environ 46 partis politiques ont participé aux élections. 22 924 bureaux de vote ont été ouverts partout en Afrique du Sud pour que les électeurs puissent choisir librement leurs dirigeants politiques.

Missions d’observation d’AFRIC sur le continent

L’Association pour la recherche libre et la coopération internationale (AFRIC) a récemment été présente en Afrique pour contribuer à son propre quota à la croissance du continent dans tous les domaines. L’un de ses objectifs est l’observation électorale, qui permet à ses experts de suivre les processus électoraux des pays d’Afrique et au-delà, en garantissant une transparence maximale de la part des organismes électoraux et des dirigeants politiques, ainsi que d’évaluer les réactions des électeurs le jour du scrutin. Comme tout autre groupe d’observateurs ayant un objectif défini, le souhait d’AFRIC est de travailler pour la démocratie, la bonne gouvernance électorale, la paix et la sécurité grâce à des élections libres et transparentes. AFRIC a jusqu’à présent été témoin de quatre élections majeures sur le continent, dont les suivantes.

 Durant les élections nationales et provinciales du 08 Mai, l’Association pour la Recherche Libre et la Coopération Internationale ont répondu favorablement à l’invitation du gouvernement sud-africain à observer ces élections historiques. En tant que tel, AFRIC a déployé un total de 20 observateurs venant d’Afrique, d’Europe et d’Asie dans  les neuf provinces qui sont Limpopo, KwaZulu-Natal, Gauteng, North West, Mpumlanga, Free State, Northern Cape, Eastern Cape and Western Cape. Leur présence dans tout le territoire national leur ont permis d’émettre une conclusion précise et factuelle de la façon dont le processus de vote s’est déroulé.

Le rôle joué par la mission d’observation d’AFRIC et d’autres missions en République d’Afrique du Sud a été vivement félicité par la Commission électorale indépendante de l’Afrique du Sud. L’IEC a déclaré que «les observateurs, tant nationaux qu’internationaux, jouent un rôle crucial en veillant à ce que les élections nationales et provinciales de 2019 soient transparentes, libres et équitables et que le résultat soit accepté par les électeurs, les partis politiques et les candidats

 

Déclarations des groupes d’observateurs

En toute neutralité ;  comme d’autres groupes d’observateurs (UA, SADC, etc.), les observateurs d’AFRIC ont décrit les élections nationales et provinciales du 8 mai en Afrique du Sud comme largement transparentes, libres et équitables. Cliffton Ellis, l’un des coordinateurs d’AFRIC, a déclaré: «Tout au long de ces élections, nous avons observé un processus qui est très crédible.» Tous les groupes d’observateurs ont applaudi l’IEC pour le haut degré de professionnalisme dans l’Organisation des élections. Le chef de la mission d’observation de l’UA, l’ancien président tanzanien Kikwete, a noté que la démocratie de l’Afrique du sud a fait son chemin en affirmant que l’Afrique du sud est un modèle de démocratie en Afrique.

Challenges

Même si, le processus électoral a été très salué, certains manquements ont également été notés par ces groupes d’observateurs, y compris AFRIC.

  • Les jeunes ne s’étaient pas engagés dans ce processus électoral. Des rapports ont révélé que plus de 6 millions de jeunes sud-africains ne s’étaient pas inscrit pour voter.
  • Certains bureaux de vote n’ont pas ouvert à temps
  • dysfonctionnement du scanneur dans certains bureaux de vote

Malgré les défis susmentionnés, l’ensemble du processus électoral était vide de violence ou d’incidents majeurs qui pourraient devenir une source de préoccupation même si  les partis politiques mécontents ont juré de contester les résultats des élections devant les tribunaux. Selon le chef d’observateur de l’UA, le défi des élections par une voie légale montre un niveau élevé de maturité. Environ 26 millions de sud-africains ont voté le jour du scrutin.

Le parti politique qui sortira victorieux et qui occupera les plus grands sièges de l’Assemblée nationale de 400 membres du pays, aura l’intention d’élire un nouveau président qui va diriger la nation d’Afrique australe pour les cinq prochaines années. Ce nouveau gouvernement devra faire face aux attaques xénophobes récurrentes qui ont contaminé l’image de l’Afrique du Sud et également lutter contre le chômage des jeunes, entre autres choses. Depuis la fin de l’apartheid en 1994, le Congrès national africain (ANC) a été à la tête de la présidence de la République de l’Afrique du Sud avec Nelson Mandela comme premier président. Cependant, le parti a été témoin d’une forte baisse ces derniers temps en raison du scandale de la corruption qui a secoué l’ancien président Jacob Zuma. Cela a provoqué sa démission abrupte en 2018. Beaucoup voient ainsi les élections de 2019 comme un test pour le parti au pouvoir.

 

Les commentaires sont fermés.