Association for Free Research and International Cooperation

Energie solaire, elle pourrait bien éclairer l’Afrique

26.03.2019
Article de la rédaction AFRIC
L’énergie solaire c’est l’énergie renouvelable produite grâce au rayonnement du soleil. L’énergie solaire est une voie indispensable pour le développement du continent africain. Elle est non polluante, inépuisable et permet de se fournir en électricité et garantir l’accès aux soins, à l’éducation et à la sécurité dans les zones rurales. Cependant l’Afrique ne saisit pas la chance d’investir pleinement dans ce domaine ; alors qu’on compte plus de 650 millions d’habitants plongés dans le noir, surtout en zone rurale. Existe-il une autre source d’énergie mieux que le solaire pour illuminer entièrement le continent en 2050 ? Sûrement pas.

Tout passe par l’électricité. Elle est le point focal du développement du continent africain resté longtemps dans le noir. En Afrique sub-saharienne, près de la moitié de la sous-région ne bénéficie pas d’électricité. Les plus favorisés sont les habitants en zone urbaine. Malgré cela, la distribution du courant électrique par les sociétés nationales d’électricité reste tout de même un challenge car elle est distribuée de façon discontinue. Il est rare de voir une distribution sans coupure durant une semaine. Les délestages peuvent durer des jours dans certains quartiers et des semaines dans d’autres. Au Congo, au Ghana, en Côte d’Ivoire, et maintenant en Afrique du Sud, le décor est quasiment le même. Pourquoi ? D’une part, la plupart des centrales électriques et réseaux de transport de l’électricité sont vieux et datent des années 50 ou 60 en plus, la population qui s’agrandit et les ménages s’étendent d’où le nombre de consommateurs qui augmente.

Il est clair que l’Afrique se développe à pas d’escargot à cause du manque d’électricité. Elle est  le dernier continent de la planète à manquer d’électricité  comparer avec les autres ; d’où la différence de développement en matière d’industries, des soins médicaux, de la qualité de l’éducation, de la sécurité des personnes et des biens. Pomper l’eau douce, faire fonctionner les appareils électroménagers, faire fonctionner les petites activités des quartiers, l’accès à l’internet, faire ses devoir ou la lecture le soir nécessite le courant, sans quoi tout l’avenir est remis en cause. Afin de satisfaire le plus vite aux besoins des habitants, une production électrique moins chère pouvant couvrir tout le continent est primordiale. Pour y arriver, l’Afrique en dispose les ressources suffisantes. Chose qu’ont compris les dirigeants de l’Afrique du nord et se sont tournés dans la production des énergies solaires dont l’Afrique serait l’eldorado  en horizon 2050.

 Energie solaire, l’espoir d’une Afrique éclairée

L’énergie solaire thermique ou photovoltaïque semble être l’une des clefs du développement, de la modernisation et de l’industrialisation du continent. Mais elle reste confrontée au manque de volonté de certains chefs d’Etats à s’invertir dans ce domaine afin de permettre à l’Afrique de revendiquer sa place sur la carte du monde vu les ressources dont elle dispose. La première ressource dont il est question est le soleil : une ressource inépuisable qui s’accable sur certaines régions du Sahara en journée et ce pendant près de 325 jours sur 365 l’année. Ce soleil reste encore peu exploité en Afrique subsaharienne à comparé avec le Nord du continent.

Le Maroc est le premier producteur d’énergie solaire en Afrique. Il possède le plus grand parc au monde « Parc Solaire NOOR » dirigé par l’agence marocaine pour l’énergie durable (MASEN).Ce parc situé à Ouarzazate dans le désert est exploité par de nombreux développeurs et des partenaires comme Acwa Power. Dans ce parc sont disposés des panneaux solaires courbes qui couvrent 1 million 400 mètres carrés de désert avec une centrale d’énergie solaire concentrée d’une capacité de 160 mégawatts. Ce plan d’action de plusieurs milliards de dollars est financé par la banque Africaine de Développement (BAD), le gouvernement du Maroc et par d’autres institutions financières multilatérales. Cette innovation rentre dans le cadre d’une volonté stratégique de satisfaire les besoins croissants des populations et des industries.

D’ici 2020, le Maroc installera 2000 mégawatts d’énergie solaire et réduira sa dépendance à l’égard des importations d’énergie et augmentera l’utilisation d’énergie renouvelable. Autant pour le Sénégal. Dans le village Ndorong Serere, une mini-centrale y a été installée il y’a deux ans. Elle est déconnectée du réseau national et alimente plus de 100 familles installées dans la commune. Certains citoyens des zones rurales au Burkina Faso et au Mali ont aussi commencé à utiliser des panneaux solaires dans leurs maisons. Une énergie moins coûteuse mais avec un taux d’investissement considérable.

L’innovation nécessite la main d’œuvre

De nombreuses études sont arrivées à la conclusion que les pays d’Afrique peuvent doper leur économie et lutter contre le changement climatique en misant sur les énergies renouvelables. Si ce domaine est encore vierge, c’est parce que les universités ne s’y intéressent pas du point de vue pratique. L’enseignement universitaire balaie à peine sur les énergies renouvelables, il  faille alors faire preuve de créativité et d’innovation dans la mise en place d’instituts de formation assidue dans ce domaine.

Les populations et le jeunes diplômés dévoient osé multiplier des projets communautaire afin d’acquérir l’expérience pour innover. On constate néanmoins la bonne volonté de certains Etats qui ont signés des partenariats dans la formation des jeunes dans ce domaine comme au Cameroun, au Maroc. Le Mali est déjà sur la bonne voie avec l’académie du solaire « Soletra Academy » lancée en 2015.Ces écoles vont former des ingénieurs africains pour devenir les acteurs du développement de leur continent, pour une Afrique meilleure et illuminée en 2050.

Article de la rédaction AFRIC

Credit image:google images/energie solaire afrique 

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