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Au Burkina Faso, le Fespaco met le cinéma africain à l’honneur

26.02.2019
Le plus grand festival de cinéma africain, le Fespaco, se déroule à Ouagadougou, du 23 février au 2 mars. Pour son cinquantième anniversaire, 100 000 spectateurs sont attendus. Saluant ce succès, cet éditorialiste plaide pour que l’industrie cinématographique du continent soit davantage soutenue.

Cinquante ans ! Voici donc un demi-siècle que le Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco) rassemble dans la capitale burkinabée comédiens, réalisateurs, scénaristes, mécènes, partenaires techniques et financiers, en somme tous les acteurs du cinéma du continent.

De la simple Semaine du film africain, cette rencontre est passée progressivement à un festival aux moyens modestes mais aux ambitions grandes et nobles, qui a lieu tous les deux ans. Au début, le septième art en Afrique était loin de faire rêver ceux qui le portaient. Certes, les salles obscures étaient prises d’assaut, mais pas pour des productions africaines dont la qualité laissait à désirer. Plutôt pour des westerns américains, des films hindous et chinois.

Le cinéma africain s’est fait une place

Les Africains de l’époque, surtout des jeunes, ne juraient que par les Gary Cooper, John Wayne, Alain Delon, Wang Yu, Shaolin. À leur suite, TerminatorCommando, et autres Eddy Murphy, pour ne citer que ceux-là.

Puis le cinéma africain a commencé à se faire une toute petite place, au milieu des productions de Hollywood et de Bollywood [du nom de l’industrie cinématographique indien]. Il a désormais son public et ses acteurs, avec des films qui embrassent tous les genres : westerns, films romantiques, polars…

Malgré les difficultés financières, les éditions du Fespaco se sont suivies sans discontinuer. Et même alors que le robinet de financement du cinéma africain ne coule presque plus, les films et acteurs du continent ne manquent jamais le rendez-vous de Ouagadougou. La capitale du cinéma africain le leur rend bien en leur réservant un digne accueil.

Cent soixante films seront projetés, dont une vingtaine en course pour l’Étalon d’or de Yennenga [le grand prix du festival]. Qui succédera au Sénégalais Alain Gomis, Étalon d’or de Yennenga 2017, avec son film Félicité ?

Lire l’article original ici.

Crédit image/google images/fespaco.

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