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Présidentielle : journée de vote au Sénégal

24.02.2019
Depuis ce matin du 24 février, près de 6 millions de Sénégalais sont appelés à voter pour le premier tour de la présidentielle. Cinq candidats, dont le sortant Macky Sall, se disputent leur suffrage.

Le président sortant Macky Sall, 57 ans, est persuadé d’être réélu au premier tour. Pourtant, il est face à quatre autres adversaires. Et, après trois semaines d’une campagne animée, plus de 6 millions de Sénégalais ont commencé à voter ce dimanche dans plus de 6 500 bureaux de vote répartis au Sénégal, ainsi que 310 000 dans la diaspora.

L’affluence était forte à l’ouverture des bureaux à 8 heures à Fatick (centre), où Macky Sall a voté vers 09H30. S’exprimant après avoir voté au centre Thierno-Mamadou-Sall, à Fatick, sa ville natale, le candidat de la coalition « Benno Bokk Yaakaar » (BBY, majorité) a souligné qu’il espérait que le prochain président de la République soit celui de « tous les Sénégalais ». Il a affirmé qu’il souhaitait être celui qui sera choisi par ses concitoyens, à l’issue du scrutin de ce dimanche.

Départager Macky Sall et ses quatre concurrents

Compte tenu du fait que cette année aucun « ndigueul » (cette consigne de vote adressée par le marabout à ses disciples) n’a émergé, difficile de savoir qui des cinq candidats arrivera en tête de ce premier tour. Une chose est sûre : Ousmane Sonko, Issa Sall, le président sortant Macky Sall, Madické Niang et Idrissa Seck étaient mobilisés jusqu’au bout de cette campagne électorale inédite. Cinq candidats seulement, du jamais-vu depuis 1988. Ce chiffre n’est pas seulement anecdotique et la conséquence de la loi de 2018 sur les parrainages, c’est aussi un sérieux indicateur du contexte dans lequel va se tenir cette élection si particulière. Non seulement deux partis historiques sont absents de l’élection : le Parti démocratique sénégalais, PDS, libéral, d’Abdoulaye Wade, et le Parti socialiste au pouvoir pendant quarante ans qui a été absorbé par le camp présidentiel. Mais Karim Wade, fils de l’ancien président Abdoulaye Wade, et Khalifa Sall, ex-maire de Dakar, ont été mis hors jeu en raison d’ennuis judiciaires.

La campagne a vu les candidats sillonner le pays avant de regagner Dakar pour la dernière semaine. Elle a été marquée par le partenariat entre Idrissa Seck et Khalifa Sall, annoncé de sa prison par ce dernier. Ainsi que le retour au pays de l’ex-président Abdoulaye Wade, décidé à empêcher une élection « verrouillée ».

Mais fort de la statistique qui a vu tous ses prédécesseurs (Léopold Sédar Senghor, Abdou Diouf puis Abdoulaye Wade) effectuer au moins deux mandats, Macky Sall, 56 ans, veut piloter pour les cinq prochaines années la deuxième phase (2019-2023) de son plan Sénégal émergent et même l’emporter dès le premier tour, une prouesse réussie uniquement par son ancien mentor, Abdoulaye Wade (2000-2012).

Ses concurrents, rescapés du nouveau système de parrainages et des décisions judiciaires qui ont éliminé des rivaux de poids, espèrent bien contrarier ses ambitions, à commencer par l’ancien Premier ministre Idrissa Seck, 59 ans, et le député « antisystème » et ex-inspecteur des impôts Ousmane Sonko, 44 ans, qui ont tous deux prophétisé sa chute dès dimanche soir.

Lire l’article original ici.

Crédit image/google images/élections Sénégal

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