Association for Free Research and International Cooperation

La journée internationale d’action contre le néocolonialisme français

24.02.2019
Article de la rédaction AFRIC
Le pouvoir de décider de sa politique monétaire et économique affirme la souveraineté d’un Etat. Qu’un autre pays ait la mainmise et façonne à son bon vouloir la monnaie d’un autre pays semble abracadabrantesque. Il est invraisemblable lorsque l’on dit à un Malaisien, un brésilien, ou même un canadien que la monnaie utilisée en Afrique est fabriquée en France, et qu’il y’a même des représentants français qui siège au comité directoire de la banque centrale africaine pour contrôler tout cela. Ils ne comprennent pas, ils ne l’imaginent même pas. La question qui demeure est la suivante : Et si l’Afrique avait besoin d’argent pour combattre la pauvreté, développer son industrie ou faire face au terrorisme comment elle fait ? La réponse à cette question est plus indigne que la question en elle-même.

COMMENT  EST-IL  POSSIBLE DE POLEMIQUER SUR SA DIGNITE.

Tout comme lors de l’esclavage, l’image de ces files de noirs se faisant conduire, enchaînés et fouettés  jusqu’aux voiliers français ou britanniques questionne. Au bout  de cette image on était sur d’une seule chose lorsque on la regardait, ces colosses noires ne manquaient pas de force pour briser leur chaine et tordre le cou à cette bande  d’esclavagistes ou de colonisateurs. Sans dignité, oui ils  manquaient de volonté. La volonté  d’affronter leurs craintes et  de défendre leur liberté ou du moins de mourir en essayant.

L’image est lointaine mais pourtant si actuelle.  Depuis quelques années des personnalités sur tout le continent et même en dehors en ont fait le combat  de leur vie. Ouvertement ils ont renoncé à leurs privilèges pour défendre la liberté de 14 états et de toute l’Afrique. Loin d’être économiste ou ex-cadre du FMI ou de la Banque mondiale ils ont juste trouvé la situation inacceptable comme lorsque on regarde ces photographies du 17ème siècle sur l’esclavage.

Aujourd’hui tout est différent de l’époque. En 2019, la jeunesse africaine a décidé d’être la lance qui détruira la « Françafrique » et tous ses outils de néo colonisation.

Kami Seba, le combat d’une vie

En fervent défenseur d’une Afrique libre et souveraine, L’étoile noire du panafricanisme, Kami Seba,  exalte un cri d’amour pour le patriotisme et ébranle par tout où il passe une ode au militantisme. Il embrasse l’éveil de l’Afrique et refuse toute compromission  quant à l’exploitation perpétuelle du peuple africain. Il prône  une résistance digne contre le néocolonialisme français et la nécessité de chambouler l’effigie politique, économique et monétaire de l’Afrique. Qu’il empoche la carotte ou qu’il écope du bâton, à travers ses meetings, il  cantonne ses idéologies et appelle à la libération de cette géhenne économique qu’est le Franc CFA.

En activiste engagé contre l’oligarchie occidentale, il a récemment  ravivé la flamme du nationalisme béninois en annonçant le 19 janvier  dernier la création de son parti politique « Parti Panafricanisme Beninois ». Une déclaration chaleureusement saluée par ses partisans qui accueillent ce nouvel engagement  comme un souffle nouveau sur les questions de gouvernance des dirigeants africains et du si tristement célèbre « Francafrique ». Ce jeune icone continue en effet de dénoncer le joug colonial, informer et conscientiser la jeunesse africaine quant à la nécessité de prendre position sur l’avenir de leur pays et de l’Afrique entière.

En charismatique leader, il montre la voie en s’investissant dans la lutte contre la pauvreté, il a par ailleurs via son association « Urgences panaficanistes » lancé un programme de microcrédit baptisé « Alôdo » venant au secours des familles défavorisées.

Si ses prises de position considérées « trop radicales » par certains lui ont valu des passages en prison et des interdictions de territoires notamment en Guinée, au Sénégal ou au Togo. Il continue de rependre ses doctrines en ayant comme leitmotiv « l’Afrique libre ou la mort », et n’hésite pas à réprimer avec hargne les débordements de la  France sur le continent africain. Un exemple criant est le cas des iles éparses, un contentieux qui oppose la France à Madagascar.

Ce 23 février 2019 où il entamait la 4è étape de son mouvement « procès du peuple contre la Françafrique », Il a également lancé un appel à un rassemblement partout en Afrique pour « la journée internationale d’action contre le néocolonialisme français, ses médias, sa monnaie, son armée ».

RAPPORT D’OBSERVATION DE LA JOURNEE INTERNATIONALE D’ACTION CONTRE LE NEOCOLONIALISME FRANÇAIS, SES MEDIAS, SA MONNAIE, SON ARMEE

A l’instar de 5 autres grandes capitales africaines, Ouagadougou a été témoin en ce jour de la journée de manifestation contre le néocolonialisme français. L’accent a été mis sur la lutte contre le FCFA. L’événement s’est tenu à la médiathèque municipale de Ouagadougou et a effectivement débuté aux alentours de 14h30 min avec environ 30 personnes. Etaient présents des représentants de l’association  Urgences Panafricanistes (Antenne Burkina Faso), et du Front pour l’Indépendance Monétaire de Ouagadougou. Aussi, il était possible de remarquer la présence de jeunes étudiants, de la presse et du chanteur burkinabé KJ Almami.

Entre 14h30 min et 16h00, se sont succédés les discours, le chant de l’hymne nationale burkinabé, la prestation de l’artiste présent, les interviews des organisateurs présents à la presse et en signe très symbolique ont été brûlées des photographies des présidents  Emmanuel Macron, François Hollande et de certains présidents africains qualifiés par les manifestants de « serviteurs de la France ».

La marche au centre-ville de Ouagadougou

La marche  pacifique a débuté à 16h00 avec une foule immense  de  personnes. Le groupe de manifestants  lors de sa marche était précédé par des agents de police ayant pour rôle d’assurer la sécurité. Klaxons de motos, sifflets, affiches de fortune fait en papiers cartons, hymne nationale et slogans ont rythmé cette marche. Il était donc possible d’entendre  « A bas le FCFA ! », « A bas la Françafrique !», « A bas le franc gaulois ! »… La marche a duré une heure de temps environ et a donc pris fin à 17h15min au point de départ après que les manifestants aient parcouru une trajectoire bien définie et choisie à dessein. En effet, des arrêts ont été marqués dans le centre-ville d’Ouagadougou plus précisément devant les entreprises françaises comme le groupe Canal Plus, la compagnie Air France, la station Total, et le groupe Bolloré.

Hormis le nombre de participants relativement conséquent, les organisateurs présents décriaient le manque de médiatisation de l’événement, mais aussi le manque d’intérêt d’une certaine tranche de la société dû principalement  à la tenue actuelle du Festival Panafricain de la télévision et du Cinéma de Ouagadougou (FESPACO). Il est possible de dire que la tenue de l’événement anti FCFA a été une réussite à Ouagadougou. Cette manifestation s’est en effet déroulée de façon pacifique et a permis d’attirer l’attention de la population (pas toujours intéressée à se joindre au groupe) sur le sujet et d’avoir une certaine visibilité pouvant ainsi prétendre à l’organisation d’actions plus fortes à l’avenir.

 Regroupement populaire à Cotonou

Des centaines de manifestants ont répondu à l’appel de ce 23 février 2019 dès 16 heures, la foule présente en grand nombre brandissait tout au long de la manifestation des pancartes contre le franc CFA tout en célébrant le KORIS ; acronyme de la monnaie africaine en voie de création : selon les dires de quelques manifestants.

Des leaders et même de simple sympathisant de la cause ont tour à tour pris la parole, pour égrainer le chapelet des dizaines de raisons motivant cette manifestation internationale. Revenant sur les raisons de cette guerre contre les outils du néocolonialisme français en Afrique, ils ont tenu à féliciter tous les manifestants venus par centaines, envoyant ainsi un message fort à l’initiateur de ce mouvement en la personne de Kemi Seba et bien sûr à toute la communauté internationale.

Manifestation sous forme de meeting  à  Abidjan

Des 14 heures les organisateurs avaient déjà planté leurs camps de manifestation respectifs  ayant préféré la manifestation fixe à la marche pacifique,  les organisateurs ont donc procédé  à la mise en place et installation des chaises et des bancs.

15h00 l’installation des chaises et des bancs continue rien n’a encore commencé mais on peut observer la présence d’une trentaine de personnes sur les lieux à tel point que tous les passants  demandaient aux manifestants ce qui se passe.

Une fois l’installation terminée, à 16h00 exactement et comme simultanément dans cinq autres capitales africaines, les MC prit la parole pour lancer l’appel, demandant à tout le monde de prendre place car la session allait commencer.

Les membres de L’URGENCE PANAFRICANISTES en T-shirt floquer, principale lanceur de ses manifestations étaient  tous bien préparés pour la session et comptaient près d’une centaine  personnes présente sur le site pour assister à la session

Après de longue présentation, il est 17h00 lorsque le porte-parole de URGENCE PANAFRICANITE prend la parole pour énoncer le contexte de ce rassemblement dont

  • Lutter contre : la France Afrique, le FCFA et les médias français

Et aussi pour annoncer tour après tour les intervenants le nombre de personnes présentes ne cessant de se multiplier malgré une présence féminine assez réduite à une dizaine.

17h15 prise de parole de Mr Eya Heiba  représentant de la  Renaissance Africaine pour la bénédiction traditionnelle de cette cérémonie

17h30 1er intervenant qui est le secrétaire à la communication du SENAT DE GBAGBO il énonce Les points suivants :

  • l’histoire du parlement et comment le SENAT DE GBAGBO a vu le jour
  • présentation des membres du bureau
  • secrétaire général : Mr djobi
  • secrétaire adjoint: Mr oyeba
  • secrétaire à la communication : Mr baïbo
  • responsable de la sécurité : Mr menoupou

Président : Djédjé allo Éric

Le deuxième intervenant, le camarade Tinguéfoué représentant de l’URGENCE PANAFRICANISTE a quant à lui  parlé du  rôle que joue l’urgence panafricaniste. Puis  le président du SENAT DE GBAGBO Djédjé allo Éric a parlé de la France Afrique et du néocolonialisme réexpliquant à l’assistance et à la foule le cercle vicieux que cet organe constitue pour le continent.

L’arrivé des représentants du FPI dont le représentant de Mme Simonne GBAGBO en la personne de Mr Planin Serge Anderson et Mr Lignon responsable de la comptabilité a favorisé le grossissement de la foule et l’effet de la masse commençait à être visible

Doumbia Ibrahim quatrième intervenant est le représentant du club panafricaniste des universités il entretiendra la foule sur  des conséquences de la présence de l’armée française, de l’impérialisme et des dégâts du néocolonialisme. Mr Coulibaly représentant de PIA (Parti de l’Intégration Africaine) le rejoindra dans cette analyse mais insistera sur l’urgence de trouver des solutions pour lutter contre le néocolonialisme et l’anéantir totalement

18h00 le nombre de personne ne fait que s’accroître, on peut compter près d’un demi-millier de personnes présentes

Le camarade Phamien représentant du MPESCI décrira les mécanismes des principaux éléments du néocolonialisme dont nous devons nous séparer définitivement. Mais quelque minute après la prise de parole du représentant du MPESCI, un mouvement de trouble et panique semé par une femme et un homme non identifié voulant obligatoirement mettre fin à cette session a dégénéré en une grosse  bagarre et des disputes ce qui  finalement  a entraîné une forte diminution de personnes présentes à une centaine de personnes.

Le septième intervenant est le camarade Bamba Kader représentant de la plateforme nègre et culture a édifié les populations encore présente sur les conséquences de l’utilisation du FCFA. Madame Viviane reine la seule femme à faire partie des intervenants représentante de la CIRS a recentré les débats sur son pays la cote d’ivoire et bien évidement la candidature à un troisième  mandat du président Alassane Ouattara et a dit que Ouattara ne feras jamais de 3eme mandat en côte d’Ivoire car à la suite de ses propos sur le Perón de l’Elysée il a perdu le reste de considération que la jeunesse pouvait encore avoir à son égard .Pour conclure elle a parlé des avantage du retour de GBAGBO au pouvoir.

Le camarade Jaguar représentant de Afrique ma patrie est revenu sur le débat autour  du FCFA qui est un outil décrivant le  manque de souveraineté des pays du continent. L’intervenant  a précisé qu’il soutenait à 100% la migration .De même pour camarade Lignon dixième orateur du jour.

A 19h00 le discours de Mr Planain Serge représentant de Mme Simone GBAGBO a suscité beaucoup d’attention. Dans son discours  il a insisté sur la création d’une monnaie propre à nos états, du désavantage des pays qui utilisent le FCFA et l’avantage que la France en tire.

Le discours de clôture fait par le camarade Tinguéfoué a résumé tous les propos et analyses des intervenants. Il a notamment posé un acte symbolique en faisant sortir un drapeau français et conviant  tout le monde à venir le piétiner le déchirer puis le brûler.

La marche dans les rues  de Bamako

Initialement prévu en une longue marche pacifique comme dans  les autres capitales africaines. Des centaines de manifestants ont répondu à l’appel de ce 23 février 2019 dès 16 heures, la foule grossissait au fur et à mesure que les manifestants avançaient vers le centre de la ville scandant des slogans anti franc CFA et anti France-Afrique.

Malheureusement, La police a fini par rejoindre les militants, les sommant d’arrêter la manifestation empêchant de ce fait la marche dans les rues de Bamako. Obligeant aussi les manifestants à retourner dans leur domicile.

Les organisateurs voyant la foule se vider peu à peu ont dû changer l’itinéraire  initial  de la marche pour un stade. Où sous forme d’échange et de débats entre  les personnes présente, on a vu de temps à temps un leader prendre la parole et s’adresser à la foule d’une centaine de personnes.

Article de la rédaction AFRIC

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