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Washington restreint l’obtention de visa pour les ressortissants ghanéens

05.02.2019
À partir du 4 février, Washington a prévu une restriction sur certaines catégories de visas aux ressortissants ghanéens.

Le département américain de la Sécurité intérieure (DHS) et le département d’État des États-Unis ont imposé des sanctions en matière de visa au Ghana, invoquant son « manque de coopération » dans l’acceptation de ses citoyens expulsés des États-Unis. « Des restrictions relatives aux visas » vont s’appliquer à partir du 4 février à certaines catégories de demandeur, a déclaré le département américain de la Sécurité intérieure dans un communiqué.

Les États-Unis « cesseront de délivrer tous les visas de non-immigrant aux employés domestiques de diplomates ghanéens en poste » sur leur territoire, tandis que la période de validité des visas touristes et business sera limitée « à un mois avec entrée unique » pour tous les salariés du gouvernement et du parlement ghanéens. « Le Ghana n’a pas respecté les obligations qui lui incombent (…) d’accepter le retour de ses ressortissants expulsés des États-Unis » en leur fournissant des documents de voyage adéquats, a déclaré le secrétaire à la Sécurité intérieure des États-Unis, Kirstjen Nielsen.

Ces sanctions resteront en vigueur jusqu’à ce que les autorités ghanéennes coopèrent, a ajouté le communiqué, précisant : «  Sans une réponse appropriée du Ghana, le champ d’application de ces sanctions pourrait être étendu à une population plus large  ». Les autres services consulaires fonctionneront toutefois normalement pour les autres demandeurs de visas, comme les étudiants, a précisé Washington. En 2015, l’une des dernières années pour lesquelles des données sont disponibles, le Ghana, avec 1,73 million de personnes, représentait le plus grand nombre de candidats au programme américain de visas de diversité, également appelé « loterie aux cartes vertes ». Ces applications représenteraient 7 % des 25 millions d’habitants du pays.

Selon l’ambassade américaine à Accra, au moins 7 000 Ghanéens vivant illégalement aux États-Unis ont été visés par des procédures d’expulsions depuis un an.

Problèmes de vérifications

Mais le gouvernement du Ghana a répondu avoir toujours eu des inquiétudes quant à la vérification des « prétendus Ghanéens » destinés à la vérification. L’ambassade des États-Unis au Ghana avait précédemment indiqué que les États-Unis ne fournissaient pas suffisamment de documents pour montrer que les expulsés visés étaient bel et bien des Ghanéens. « Tous les pays s’engagent dans ces processus pour accepter leurs citoyens déportés du monde entier et ce n’est pas propre au Ghana et aux États-Unis », a rappelé le ministère dans un communiqué. Le ministère a ajouté que la mission du Ghana à Washington avait reçu 28 demandes des États-Unis, dont 19 ont été interrogées par l’ambassade et 11 certificats de voyage délivrés pour leur voyage au Ghana. Les personnes restantes le sont « en raison de doutes sur leur nationalité ghanéenne, leur état de santé et le litige en instance devant les tribunaux américains ».

Lire l’article original ici.

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