Association for Free Research and International Cooperation

Le Nigéria se prépare pour les élections présidentielles de février

18.01.2019
Article de la rédaction AFRIC
L’ancien président américain Franklin D. Roosevelt a déclaré un jour que « les dirigeants ultimes de notre démocratie ne sont pas un président, ni les sénateurs, ni les membres du Congrès, ni les représentants gouvernementaux, mais les électeurs de ce pays ».

Le Nigéria est l’un des pays africains qui se prépare aux élections présidentielles et législatives de février et de mars respectivement. La prochaine course à la présidence déterminerait qui occupera la villa présidentielle à Abuja. Les campagnes présidentielles qui ont débuté il y a plusieurs mois devraient bientôt aboutir, alors que divers candidats continuent de séduire des électeurs potentiels.

Commission électorale indépendante (INEC)

La Commission électorale indépendante du Nigeria (INEC) a annoncé que tout était réglé pour que les populations se rendent au vote le 16 février 2019 dans la course visant à remplacer le président sortant Muhammadou Buhari. INEC, sous la direction du professeur Mahmood Yakubu, qui a révélé qu’environ 84 millions de Nigérians se sont inscrits pour les prochaines élections historiques. Le 22 décembre 2018, l’INEC avait indiqué qu’elle était prête à mener le pays aux urnes. Cependant, l’INEC plus tôt ce mois-ci a révélé que l’accès à quelque 24 centres d’enregistrement dans l’État de Yobe demeurait problématique en raison de problèmes de sécurité. La INEC a également exclu le vote électronique en invoquant le facteur temps.

Les Candidats à la présidence

La Commission électorale indépendante INEC, dont la creation remonte au mois d’août de l’année dernière, a annoncé que 91 candidats se disputaient le poste de président. Un grand nombre de ces candidats restent sur la liste présidentielle, mais cela reste une lutte acharnée entre Muhammadu Buhari, parti du parti All-Progressive Congress (APC) et Atiku Abubakar, candidat principal du Parti démocratique du peuple (PDP). (N. B.; le PDP contrôlait le pouvoir au Nigéria jusqu’en 2015, date à laquelle le leader d’alors, Goodluck Jonathan, a été défait par le président sortant Muhammadu Buhari).

Les défis du futur président

Même si les électeurs potentiels sont très inquiets, de nombreux défis attendent le vainqueur des prochains scrutins du 16 février. Parmi les nombreux défis sont les suivants:

  •  Insécurité: s’il existe un problème auquel le Nigéria a été confronté pendant toutes ces années, c’est bien celui de l’insécurité. Les activités de groupes terroristes tels que Boko Haram ont privé les Nigérians de la liberté. Les citoyens vivent dans la peur, les attentats à la bombe et les enlèvements rampants d’écolières (enlèvements de Chibok / Dapchi). En juin 2018, Amnesty International a révélé qu’environ 1 814 personnes sont mortes des suites de l’insurrection de Boko Haram.

  • Réorganiser l’économie: le Nigéria, pays le plus peuplé d’Afrique au fil des ans, a également été qualifié d’économie parmi les plus dynamiques. Cependant, depuis la recrudescence des activités terroristes menées par les terroristes du Delta du Niger, en particulier sur les oléoducs, et de violents affrontements entre éleveurs, l’économie du pays s’est fortement dégradée. La croissance économique prévisible affirmée par la Banque mondiale en octobre s’est établie à 1,9% en avril, contre 2,1% en 2018.

  •  Chômage: le chômage des jeunes reste un problème majeur au Nigéria. Selon le Bureau national des statistiques, le taux de chômage total est passé de 18,8% au troisième trimestre de 2017 à 23,1% au troisième trimestre de 2018. L’emploi des jeunes dans le secteur formel est quelque chose de remarquable. Néanmoins, la plupart des leaders se sont engagés à lutter contre le chômage des jeunes.

  • Corruption: S’il y a une chose qui a causé la stagnation des économies africaines, c’est la corruption. Le secteur pétrolier reste le plus corrompu. Les détournements de fonds massifs perpétrés par de hauts responsables gouvernementaux ont étouffé les affaires et le développement.

Compte tenu des défis susmentionnés, le nouveau chef qui sera elu après les élections du 16 février a la lourde tâche de trouver des solutions durables aux nombreux problèmes auxquels la République fédérale du Nigéria est confrontée.

Article de la rédaction AFRIC

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