Association for Free Research and International Cooperation

Etre une femme en Inde : un combat perpétuel

07.01.2019
Article de la rédaction AFRIC
La question de la femme en Inde est un sujet ambigu et plein de controverse. Si des textes comme le Râmâyana et le Mahâbhârata donnent des références positives sur le droit de la femme, certains textes comme les Lois de Manu préconisent une restriction des droits de celles-ci. Certains universitaires estiment que les femmes bénéficient de la parité avec les hommes dans tous les aspects. Cependant la réalité est bien différente dans la plupart des cas. On retrouve au sein de la communauté indienne plusieurs formes d’inégalités tantôt entre les hommes et les femmes, tantôt entre les femmes en raison du système de castes encore présent au 21e siècle.

L’Inde tout comme certains pays de l’Arabie saoudite est connu sous le slogan du pays le plus dangereux au monde pour la femme. Cette dernière porteuse de vie est considérée comme une moindre dans cette partie de l’Asie. La femme indienne est victime de violences conjugales, victimes de viols, d’agressions et de toute autre forme d’atrocité. On se rappellera encore du viol collectif d’une étudiante de 24ans dans un bus à New Dehli fin 2012. Cette tragédie avait dévoilé la face cachée de l’Inde sur le traitement de la femme et avait bouleversé le monde entier en donnant lieu à de nombreuses manifestations d’activistes.

LES COUTUMES ET TRADITIONS DOMINENT

Il est vrai que les femmes indiennes sont depuis un certain temps de plus en plus présentes en politique et occupent des postes d’importance, mais la plus grande partie reste encore sur le banc des accusés. La majorité des femmes en Inde reste soumise à des traditions et coutumes qui les voient inférieures par rapport aux hommes et leur place se trouveraient dans le foyer pour faire l’amour et prendre soin de leurs maris qu’elles considéreraient comme un Dieu et leur seraient totalement soumises. Une culture de la misogynie que l’on dénonce partout au monde.

Naître une fille en Inde c’est risquer de perdre sa vie avant même de l’avoir vécu. La naissance d’une fille cause la tristesse des parents car cela constitue un poids économique pour sa famille à la différence avec l’homme qui est investissement pour l’avenir. Le mariage de la fille en Inde fait dépenser des deniers, c’est sa famille qui doit fournir des bien matériels ou de l’argent à leur future belle famille. Un coût de la dot très lourd qu’aucun parent ne voudrait guère payer. Ainsi dit la tradition indienne sur la dot. Cette pratique de la dot pourtant interdite par la loi depuis 1961 à cause de son coût jugée trop chère est encore pratiquée à nos jours.

Aux côtés de l’argent, cette pratique coûte également des vies. A cause du prix de la dot, certains parents sont obligés de faire des avortements sélectifs.30 femmes sont tuées tous les jours à cause de cet agissement. La révélation du sexe du fœtus étant interdite par la loi avant la naissance du bébé, certains parents empoisonnent leurs filles à la naissance pour contourner cette lourde charge. Une situation qui met en danger les vies des jeunes femmes opprimées par leurs parents qui conscients du prix à payer dans le futur garde les filles à la maison sans pourtant les envoyer à l’école, et attendent l’âge moyen pour les envoyer dans le foyer car jugées inutiles pour la société mais utile pour le foyer.

25 000 FEMMES VIOLEES PAR ANNEE

Selon le plan international, une organisation de solidarité qui lutte pour l’égalité entre filles-garçons, être une femme en Inde est un combat perpétuel. On reporte  quatre cas de viol toutes les heures pour 25 000 femmes violées par année. Un chiffre qui soulève l’émoi et la peur et oblige les mamans indiennes à garder leurs enfants près d’elles pour éviter l’irréparable. On note également que près de 80% de femmes entre 15-24 ans sont analphabètes et 1,5 millions d’entre elles se trouvent déjà mariées.

Le statut des femmes en Inde n’est pas une situation à la une. Mais de moins en moins de femmes s’impliquent pour défendre leurs droits. On a vu à peine Les activistes se lever et crier Basta en fin 2012 à cause du récit effrayant d’un viol collectif qui a occasionné le décès de Jyoti Singh l’étudiante en médecine. Les bilans lourds des cas de violences sexuelles faites aux femmes en Inde prouvent à quel point la justice est encore loin d’être prônée dans ce pays, et l’égalité des sexes loin d’être acquise.

Les auteurs de crimes ne sont pas punis, nulle ne respecte la loi, les femmes ne sont donc pas à l’abri du pire ; Ce qui donne une atmosphère de peur au quotidien. Des lois doivent être votées pour défier ces mentalités archaïques et mettre fin aux atrocités dont la femme en Inde est victime.

Article de la rédaction AFRIC

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