Association for Free Research and International Cooperation

RDC : une élection très attendue

29.12.2018
Article de la rédaction AFRIC
Les citoyens de la République démocratique du Congo attendent impatiemment le début du scrutin présidentiel, prévu pour ce 30 décembre. Une élection qui devrait permettre de lancer une nouvelle page dans l’histoire contemporaine congolaise.

L’un des événements majeurs sur le continent africain en cette fin d’année 2018 c’est évidemment cette élection présidentielle en RDC, très attendue aussi bien par les citoyens du pays que par les nombreux observateurs. Retour sur les principaux défis et attentes de ce scrutin.

Le sujet ayant créé de nombreux débats est incontestablement celui des machines à voter. Utilisation soutenue par les uns, critiquée par les autres, le fait est que ces machines apportent sans aucun doute plus de transparence à ce scrutin : diminution des risques de fraudes et d’erreurs dans le décompte des voix, sans oublier la prévention contre le bourrage des urnes. Tous ces éléments permettent de penser que ladite innovation est sans aucun doute un élément fortement positif de cette présidentielle.

Autre avantage des dites machines est lié au timing. En effet, leur utilisation permet de réduire considérablement le temps nécessaire au dépouillement des votes. Enfin, l’avantage est d’ordre économique car cela permet d’économiser considérablement, financièrement parlant, lorsqu’on connait les coûts logistiques nécessaires au transport des bulletins de vote et des listes d’électeurs à la CENI, sur un territoire aussi large. Tout cela d’ailleurs confirme qu’un grand pays africain tel que la RDC ouvre la voie à d’autres en misant sur les nouvelles technologies, sans crainte et avec assurance.

L’autre aspect devenu source pour un certain nombre de discussions concerne lui le report des élections dans trois villes du pays, à savoir Beni, Butembo (nord-est) et Yumbi (sud-est), jusqu’au mois de mars. Dans le cas des deux premières citées, le motif du report est lié à l’épidémie d’Ebola qui continue de sévir dans la zone concernée. Quant à Yumbi, c’est le récent conflit interethnique ayant touché ce territoire, avec comme résultat un déplacement massif de la population et « la destruction de tous les matériels et documents électoraux (…), ainsi que la tension persistante » (communiqué de la Céni).

Si ce report est effectivement sujet à la polémique entre partisans et opposants dudit report, il revient tout de même à considérer que les mesures prises pour éviter une plus large propagation d’Ebola, ayant déjà enlevé grand nombre de vies, et celles visant à empêcher une flambée de violences, ne seraient pas de trop.

Une chose demeure certaine. L’attente est grande quant à ces élections, et ce pour des millions de citoyens congolais. Ce scrutin représente effectivement l’espoir de mettre en œuvre la volonté populaire, dans un cadre démocratique. Et après une longue préparation, tout semble prêt à ce que le scrutin puisse se dérouler dans des conditions optimales, lui donnant ainsi toute sa légitimité. Il est également à souhaiter que ces élections présidentielles se déroulent dans un cadre apaisé et souverain. Et que nul autre que le peuple de la République démocratique du Congo ne puisse prendre la décision qui lui revient de droit.

Article de la rédaction AFRIC

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