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Les églises de réveil en Afrique : quand se rapprocher de Dieu a un prix !

18.12.2018
Le philosophe Karl Marx a dit un jour : « la religion c’est l’opium du peuple » ; cette citation désormais célèbre na jamais été autant d’actualité qu’en Afrique ou les églises dites de réveil poussent plus vite que des champignons. Ces nouvelles sphères d’influence sont en effet devenues un business florissant qui tire leur prolifération de la situation de crise ambiante de nos pays africains.

Les promesses de richesse  et de prospérité

« Venez vous qui êtes chargés et je vous donnerai le repos » martèle cet auto proclamé prophète ; Le lieu de culte, qui fut naguère une pièce à vivre est à peine plus grand qu’un cagibi ou s’entassent des ouailles  en transe scandant des alléluia- amen. Cette scène sans doute familière à certains est devenu le quotidien des habitants des quartiers de grandes villes telles que  Douala, Kinshasa, Lomé où il devient difficile de longer une rue sans tomber sur ces lieux de cultes improvisés .

Le Congo Kinshasa  dénombre  à lui seul plus de 11000 milles de ses églises en 2018 et selon le ministre de la justice  Alexis Tambwe Mwanba dans une interview accordée à une radio locale,  90% d’entre pratiqueraient en toute illégalité. Ce phénomène de sur christianisation intervient dans un climat socio-économique tendu ou  les adeptes essaient de trouver des solutions à leurs problèmes ailleurs qu’auprès d’un gouvernement auxquels ils ne croient plus.

Il faut croire que ces églises qui parfois ne payent pas de mine ont néanmoins su séduire de nombreuses personnes par leurs promesses la ou les églises historiques semblent avoir  démissionnées. A en croire certains pasteurs, leur congrégation serait  l’incubateur de  l’amour, la prospérité, la santé, la  fertilité et surtout la certitude d’y  trouver la résolution à votre problème quelque soit. Ils peuvent ainsi vendre à prix fort huiles, eaux bénites ou tout autre  prétendu onction censées éloigner  les esprits malfaisants et par la même occasion vous faire plus vite localiser par ce boulot ou ce mari qui tarde à venir.

Ses églises ne semblent pas se désemplir et ils sont nombreux  les fideles qui à sont prêts à se  déposséder de leur biens matériels  pour faire prospérer l’œuvre de Dieu mais surtout les affaires du Pasteur. L’ascension fulgurante de ces guides spirituels qui partant de zéro se retrouve nantis  du jour au lendemain grâce aux largesses de ses ouailles le démontre bien : maisons, titre fonciers, dernières coupe de voitures….

Rien  ne semble freiner  leur expansion pas même les nombreux scandales qui  sont pourtant  fréquents  dans le milieu et les gouvernements  ont souvent  une attitude laxiste face à ce phénomène.

Des gouvernements pour la plupart impuissants et souvent complices

Si  Ces églises ont pu se multiplier, c’est en  en faveur de la loi portant sur la liberté de culte et de croyance, leur prolifération anarchiques  n’en n’inquiètent  pas moins certains gouvernements qui ont pris des mesures  pour contenir le phénomène.

C’est le cas de  l’Afrique du sud  qui a ordonné en 2015 L’ouverture dune enquête sur les différentes églises du pays ainsi que leurs financement  ou plus récemment au Rwanda dont  le Président à ordonner la fermeture de pas moins de 700 de ces lieux de culte qui selon lui représentaient une menace sécuritaire et d’hygiène. « Je ne pense pas que nous ayons autant de forages. Avons-nous même autant d’usines ? Cela est un gâchis » affirmait  d’ailleurs Paul Kagamé, chef d’état de  au mois d’avril dernier qui s’inquiétait  de cette prolifération.

Néanmoins, les relations entre les deux pouvoirs ne sont pas toujours tendus, certains politiques  ont vu dans ces nouvelles puissances un  moyen de  booster leur campagne et n’hésitent pas à  flirter avec ses prophètes pour récupérer une partie de l’électorat acquise a leur cause.

En  effet pendant les campagnes électorales, ces autorités religieuses drainent des foules  et non seulement affichent  clairement leur candidat politique mais enjoignent leurs fideles à voter en faveur de celui-ci des fois. Cette pratique peut entrainer certaines dérives, c’est le du attaque en justice pour  moyennant compensation financier e ; qui a dit que religion et politique ne faisait pas bon ménage ?

Article de la rédaction d’AFRIC

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