Association for Free Research and International Cooperation

Violence gratuite entre automobilistes

15.12.2018
Le phénomène d’insultes et de bagarre est un fait récurrent entre conducteurs d’automobiles. Les automobilistes s’engagent dans un échange de paroles dramatique qui se transforme en une rixe parfois pour des raisons de moindre ampleur. Ses disputes sont pour la plupart liées au débordement ou dépassement à vive allure d’un, ce qui engendre la colère chez l’autre automobiliste d’où les insultes, empoignades et coup de poings. Ces altercations sont tantôt entre automobilistes, tantôt entre motards et conducteurs d’automobiles.

Ils sont pour la plupart râleurs et ont un air agressif. Pour une petite égratignure, certains conducteurs déballent un livre d’insultes qui enflamme le second qui décide à son tour de prendre le revers. Selon les observateurs, ses accrochages  sont  liés au mauvais usage du code de conduite par certains chauffeurs qui ne respectent pas les distances, ne savent pas comment se faufiler sans écorcher la peinture de la voiture voisine, ou prennent des virages sans clignoter et ainsi obstruent la circulation.

Les usagers de la route nouvellement arrivés dans la circulation, les conducteurs qui sont dans la circulation sans destination aucune, sont aussi une cause des querelles entre automobilistes. Ils conduisent mais ne savent pas où aller, ni où garer, ce qui ne plait pas toujours au conducteur derrière qui perd patience et débarque. A Pointe-Noire, une bagarre entre chauffeur et receveur de bus a généré pour un passager que les deux souhaitaient transporter. Par manque de fair play, le receveur de bus a fait face à une bastonnade vive donnée par le chauffeur du bus opposé. Une bagarre générale qui ne s’était terminée qu’après l’intervention de la police.

Au volant, au téléphone

On se poserait la question de savoir s’ils font semblant d’ignorer ou vraiment ignorent-ils. En apprentissage de conduite, l’usage du téléphone portable au volant est vivement déconseillé. Mieux, se servir des écouteurs ou de kit Bluetooth. Mais certains conducteurs bloquent la voie juste pour terminer leur communication ; conscients du fait qu’il y ait pas match entre conduire et téléphoner. Ils le font sans majesté, stationnent sur la principale et empêche l’avancement des voitures. De ce comportement barbare éclate des accroches verbaux des plus colériques et génèrent le schproum.

Les accidents et les débordements causent également les multiples bagarres auxquelles la société assiste. Surtout quand il s’agit d’un automobiliste qui effleure un motard qui frôle la mort. La réaction est vive, la rage de se déchaîner sur le causeur  d’accident emballe très vite la victime qui veut en finir avec leur supposé meurtrier.

Bagarres entre automobilistes, cause d’embouteillages

Ses empoignades et coup de poings en pleine chaussée, parfois pour des raisons banales causent les embouteillages sur certains axes. Véhicules mal parqués, motos mal garées, pressés de réagir, ses bagarreurs  empêchent la chaine de circulation d’être effective. Le parisien raconte qu’en France à hauteur de Joinville, Il eut un accident entre deux chauffeurs d’un camion 10 tonnes et d’une Renault Mégane. Ils en étaient venus aux mains avec usage de batte de base-ball, d’un extincteur et d’un cutter causant un embouteillage qui a duré plus de deux (02) heures.

A  Accra sous l’observation d’AFRIC, deux chauffeurs de bus appelé « Trotro » se sont engagés dans une bagarre sur l’axe Lapaz-Abeka le mardi dernier pour une affaire de parking. Les deux chauffeurs ont ralenti la circulation pendant une trentaine de minutes malgré les multiples tentatives des collègues automobilistes de les stopper. Un phénomène qui se reproduit tout le temps dans le pays de Kofi Annan.

Se bagarrer, se casser la figure, détruire tout sous le coup de la colère n’est jamais la solution premium. Les altercations du genre ont arrachés la vie à plusieurs personnes, à l’instar d’un retraité qui reçut un coup de poing auquel il avait succombé. Le pauvre retraité s’était retrouvé dans un lit d’hôpital et avait rendu l’âme par la suite. Des problèmes de moindre importance qui peuvent se régler pacifiquement éviteraient des pertes tant matérielles qu’en vie humaine. Une rixe sur la chaussée qu’on regretterait bien plus tard ; car le dit-on la colère est une courte folie, autant mieux s’en ressaisir afin d’éviter l’irréparable.

Article de la redaction AFRIC.

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