Association for Free Research and International Cooperation

ZLECA : Le Nigeria se fait désirer

08.08.2018
La 25ème édition de l’Assemblée générale de la Banque africaine d’import export (Afreximbank), tenue en juillet passé à Abuja, a permis de relancer le débat sur le refus du Nigeria d’apposer sa signature sur l’accord instituant la Zone de libre échanges continental (Zlec) institué le 20 mars 2018 à Kigali.

Malgré les nombreux appels des autres Etats du continent à signer l’accord, la première puissance économique campe sur sa position et donne ses raisons. Présent lors de l’ouverture de l’assemblée générale d’Afreximbank, Cyril Ramaphosa, président d’Afrique du Sud, invitait le Nigéria à ne pas trop perdre du temps pour rendre sa décision relative à la signature de l’accord. Sur les opportunités de la Zlec, il note que ce projet traduit la vision des dirigeants du continent. Il ajoute qu’avec la signature plus de 40 pays, c’est une nouvelle étape considérable qui vient d’être franchie dans le processus de création d’une zone de libre échange. « En réalisant cette zone, nous allons combiner les capacités de production, supprimer les barrières qui entravent le commerce intra africain et libérer les potentiels du continent africain », explique le successeur de Jacob Zuma.

De son côté, le président du Nigeria, Mouhamed Buhari tente de rassurer ses pairs : « J’ai gardé l’accord sur ma table. Je vais bientôt le signer. En essayant de garantir l’emploi, les biens et les services dans notre pays, nous devons faire attention aux accords qui rivaliseront, peut-être avec succès, avec nos industries à venir ». Son ministre des Finances, Mme Kemi Adeosun, est revenu sur les raisons ayant poussé le Nigeria a adopter une position attentiste. « L’accord commercial était trop important pour que le pays signe sans s’assurer que l’intérêt de son peuple était protégé », a justifié Mme Adeosun. Il fallait, selon elle, faire les choses correctement en évaluant par exemple les incidences financières liées à la signature de cet accord. C’est pourquoi le gouvernement a dû suivre une procédure régulière. « Puisque le Nigeria est constitué d’Etats fédéraux, il fallait organiser des consultations afin d’impliquer tous les acteurs ; nous n’avons pas voulu nous précipiter pour aller signer un accord aussi important que la Zlec. C’est tout simplement ce qui s’est passé ces derniers mois », a explique Mme Adeosun.

To view full news and leave comments you must be logged in. Please join the community