Association for Free Research and International Cooperation

l’actrice Rania Youssef évite de justesse la prison pour une robe transparente

07.12.2018
L’actrice devrait comparaître en janvier devant la justice pour avoir porté une robe en partie transparente lors de la cérémonie de clôture du festival international du film du Caire.

Un avocat égyptien Amrou Abdessalam a déposé une plainte devant un tribunal du Caire, accusant l’actrice « d’incitation à la débauche », un délit passible de cinq ans d’emprisonnement. L’affaire devais être examiner le 12 janvier prochain.

Un autre avocat, Samir Sabri, connu pour avoir porté plainte contre plusieurs célébrités, avait de son côté déposé une plainte auprès du procureur général évoquant les mêmes accusations à l’encontre de l’actrice. « L’apparence de Rania Youssef est contraire aux traditions, aux valeurs de la société et à ses moeurs, et cela a nui au festival et à l’image de la femme égyptienne », a déclaré Me Sabri.

Le syndicat des artistes égyptiens a dénoncé dans un communiqué, sans citer de nom, « l’apparence de certaines invitées du festival qui n’est guère conforme aux traditions de la société… » Assurant qu’il « croit en la liberté personnelle des artistes », le syndicat a appelé ces derniers à « prendre en compte leurs responsabilités envers un public qui respecte leur art ».

Après le tollé déclenché sur la toile, l’actrice s’est excusée auprès du public. « J’ai probablement fait un mauvais calcul quand j’ai choisi de porter cette robe », a-t-elle écrit sur son compte Twitter assurant qu’elle « ne pensait pas que (la robe) déclencherait autant de colère ».

« Je réaffirme mon attachement aux valeurs sur lesquelles nous avons été élevés dans la société égyptienne », ajoute-t-elle dans son message.

L’affaire de la robe noire de Rania Youssef se termine  bien vu que , l’actrice évite le procès et donc la prison. Mais, par le passé, d’autres n’ont pas eu cette chance. « Cette affaire est la dernière d’une série de poursuites très médiatisées dirigées contre des célébrités égyptiennes sous le régime autoritaire du président Abdel Fattah el-Sissi ». Ils sont souvent amenés par des avocats se réclamant de la moralité publique de la police en réglementant la tenue vestimentaire, le comportement et même des blagues sous prétexte de protéger un aspect fragile du nationalisme égyptien ».

lire l’original de l’article ici.

 

 

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