Association for Free Research and International Cooperation

Les Etats-Unis menacent de quitter le traité FNI

04.12.2018
Accusant de nouveau la Russie de ne pas respecter le traité sur les Forces nucléaires à portée intermédiaire (FNI) conclu en 1987, Washington a donné 60 jours à Moscou pour s'y conformer.

Afin de conserver son hégémonie militaire, Washington est-il prêt à détricoter les structures de sécurité mondiales ?

Devant les ministres des Affaires étrangères des pays membres de l’OTAN, le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo a annoncé ce 4 décembre que Washington cesserait sous 60 jours de respecter les obligations prévues par le traité sur les Forces nucléaires à portée intermédiaire (FNI), conclu en 1987, si Moscou ne s’y conforme pas, comme Washington l’en accuse. «Nous nous retirerons du traité dans soixante jours sauf si la Russie rentre en conformité [avec le traité]», a menacé Mike Pompeo, reprochant à la Russie de violer les obligation du FNI.

Mike Pompeo s’exprimait ainsi à l’occasion d’une réunion des ministres des Affaires étrangères au siège de l’OTAN, à Bruxelles. Le chef de la diplomatie américaine a promis la mise en place d’un «nouvel ordre démocratique mondial», selon l’expression employée par Reuters, porté par les Etats-Unis. «Suivant la plus pure tradition de notre grande démocratie, nous rassemblons les nobles nations pour construire un nouvel ordre libéral, qui empêche la guerre et permette une plus grande prospérité», a encore argué le «faucon» Mike Pompeo.

« La Russie respecte scrupuleusement les dispositions du traité et la partie américaine le sait »

Maria Zakharova, porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, a démenti les affirmations de Washington et de l’OTAN. «La Russie respecte scrupuleusement les dispositions du traité et la partie américaine le sait», a-t-elle déclaré, citée par l’agence Tass.

En septembre dernier déjà, Sergueï Lavrov s’interrogeait sur les accusations américaines. «Simplement, nous voudrions demander [aux Américains] de préciser ce qu’ils veulent dire quand ils nous accusent de violer le FNI», soulignait-il. Et de poursuivre : «En retour, nous aurions des sujets d’interrogation très précis concernant ce même traité, [comme] l’installation de systèmes [de missiles de l’OTAN] en Europe capables de lancer des Tomahawks.»

Lire l’original de l’Article ici.

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