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Industrie automobile, informatique et électronique made in africa en constante évolution

30.11.2018
Depuis la sortie de la colonisation entre 1955-1965, l’Afrique est restée dans son rôle traditionnel de fournisseur de ressources brutes provenant de son sous-sol, le colon qui a son tour, se réserve d’approvisionner son donateur en produits manufacturés et industriels. La collaboration entre l’Afrique et l’Occident constitue le moteur du boom industriel mondial. Le retour des savants sur le continent contribue aussi à l’émergence de l’industrie africaine à travers la fabrication en Afrique de produits d’ultime nécessité dont les produits automobiles, électroniques et informatiques.

L’Afrique n’est pas restée en marge de l’évolution technologique. L’arrivée des télécoms et d’institutions financières augmente la demande en matériel informatique et électronique d’où le besoin d’importer de l’Asie sinon de l’Europe. Cet essor du continent pousse les grands promoteurs africains et les multinationales à mieux se positionner sur le terrain afin de bénéficier de ses grosses parts de marché. Parmi eux des ingénieurs ayant travaillé ou étudié à l’extérieur dont l’objectif premier est de faire consommer local aux Africains et investisseurs.

ASSEMBLAGE OU  RÉELLE INNOVATION ?

Depuis des siècles, de plus en plus d’investisseurs choisissent l’Afrique afin d’apporter des choses nouvelles qui favorisent le développement du continent. Certains apporteurs de capitaux ont choisi de faire appel à la main d’œuvre étrangère alors que d’autres concessionnaires ont signé des accords sur la licence d’exploitation ou des collaborations fifty-fifty afin de produire sur place. Beaucoup de produits sont assemblés et fabriqués sur les continents tels que des pièces automobiles, des smartphones, du matériel électronique respectivement en Afrique du Sud, en Afrique du Nord au Cameroun et au Congo Brazzaville.

Le pays de Madiba tient la route car étant le premier producteur automobile du continent. Rosslyn, la vaste banlieue industrielle du pays est en tête des centres de production automobiles. L’Afrique du Sud compte plus d’une dizaine d’usines qui assemblent les véhicules avec près de 60% de pièces produits sur place. Cette révolution industrielle est au cœur de la demande de la main-d’oeuvre d’où la formation et l’embauche des jeunes.

L’Afrique du Sud exporte plus de 56%  de ses productions automobiles et fait consommer tant aux africains qu’aux occidentaux de véhicules de marque made in Africa. En 2015, pour pouvoir accueillir plusieurs nouvelles marques de véhicule en Afrique du Sud, la condition sine qua non fut la modernisation de l’espace qui a permis de mettre en place des centres de formations pour les jeunes aboutissant à la création d’emploi mais aussi  à leur intégration dans le milieu industriel.

Alors que l’Afrique du Sud est le premier producteur d’automobiles, il en ressort aussi que le premier aéronef 100% africain y est sorti. Un chef d’œuvre  proprement sud-africain issu de la collaboration entre Paramount et Aerosud et qui a connu la participation de près d’une soixantaine d’ingénieurs qui ont travaillé de la conception à la fabrication et à l’assemblage en 2011 de cet appareil  de type militaire destiné à la surveillance aérienne.

Un véhicule écologique fabrique par des étudiants au Cameroun

L’Afrique du Sud n’a pas fini de susciter des éloges qu’un groupe d’étudiants en Ingénierie de l’Ecole Nationale Supérieur Polytechnique de Maroua (ENSP) a fait surface avec un véhicule électrique anti-polluant. C’était après 5 ans de conception et de fabrication, que l’invention faite à base des matériaux de récupération et d’un moteur importé de l’extérieur a pu être concrétisée. Une œuvre qui avec le concours des autorités peut aboutir à plusieurs productions qui pallieront le souci d’importation mais aussi régresseront le niveau de la pollution de l’environnement.

Smartphones et Tablettes

Le génie créateur africain se libère peu à peu au-delà d’une simple copie technologique. Il passe d’une reproduction à la production. En Namibie, un jeune étudiant à fabriqué un prototype de téléphone sans fil qui s’utiliserait sans  Sim et donc sans crédit. Une œuvre africaine qui ferait concurrence à plusieurs fabricants européens. Pendant ce temps au Congo, un jeune ingénieur Vérone Manku avait  mis en place il y’a environ cinq ans une tablette Way-C avec l’ambition de le commercialiser sur le continent  ensuite en France, en Belgique, etc.

Jusque-là, la fabrication de Smartphones est un business reparti entre les pays asiatiques et du moyen orient. Mais l’Afrique entend changer la donne avec la fabrication au Cameroun et en Afrique du sud des Smartphones fièrement africains avec tous les logiciels et applications déjà existants afin de faire consommer local à l’Africain.

La révolution industrielle en Afrique vise à retirer le slogan « dépotoir » que l’Afrique porte en raison du transfert sur le continent d’appareils électroniques usés et de voitures déjà roulées, un facteur majeur d’accident. Les acteurs industriels entendent  réduire les frais de douane sur les importations dont  Les concessionnaires sont les premières victimes. Une autre vision, c’est bien celle d’atteindre le seuil global de la révolution technologique en transformant la matière brute en produits de consommation ; mais aussi la commercialisation de ces produits made in Africa au niveau mondial.

Article de la redaction AFRIC.

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