Association for Free Research and International Cooperation

Nouvelle dévaluation du FCFA : une pétition à l’union européenne pour la fin du FCFA

26.11.2018
Malgré les nombreuse résolutions du sommet extraordinaire de la CEMAC tenu à N'djamena le 25 Octobre, axé sur la situation économique de la sous-région Afrique centrale, le risque d'une dévaluation du FCFA n'est pas totalement écarté. Le danger plane toujours à en croire de nombreux analystes et la dévaluation du franc des colonies françaises d'Afrique (FCFA) ne serait qu'une question de temps. L'urgence d'une action efficace s'impose pour éviter aux pays de la CEMAC cette catastrophe donc les conséquences seraient dommageables pour leurs économies.

Selon la  »Mutuelle Inter-Africaine des Consommateurs des Biens et Services (MIACBIS) le geste fort à poser pour sauver l’ économie des pays de l’espace sous régional de cette menace bancaire est de rompre définitivement le lien avec le Franc CFA. Raison pour laquelle la dite association a adressé le 24 Octobre 2018, une pétition à l’Union européenne pour la sortie du FCFA. Le texte de cette pétition dans son intégralité est disponible sur une page facebook crée pour la circonstance et dénommée « Pétition à l’Union européenne pour la fin du Franc CFA’’.

La  MIACBIS qui se définit comme une association de consommateurs spécialisée dans la protection et la défense des consommateurs contre les risques bancaires individuels et  collectifs, soutient que cette pétition envoyé à l’Union Européenne a pour objectif ,d’ obtenir une condamnation de la France au respect de ses engagements  contractuels à l’égard  des citoyens de l’Union Européenne mais également  de ceux  des pays membres de la CEMAC. Via sa missive, l’association  demande aussi  l’ouverture d’une enquête contre la France. Le collectif en appelle à la bonne foi de l’Union Européenne qui dans ses prérogatives   s’est engagée à éradiquer la pauvreté dans le monde en apportant son soutien  aux pays en développement tant sur le plan social,  économique  qu’environnementale.

Cet objectif est d’ailleurs mentionné dans les  textes de l’instance européenne et s’articule autour du  respect fidele du «principe de coopération loyale». Un engagement  que ne respecte pas  la France membre de l’Union Européenne dans les relations commerciales qu’elle entretien avec les pays de la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (CEMAC), notamment au sujet des accords de coopération monétaires paraphés  en 1972 avec  les dits pays. La France qui n’a jamais revu ces accords depuis qu’elle a intégré la zone Euro détient toujours les réserves de change des Etats membres de la CEMAC.

La proposition d’Emmanuel Macron de dévaluer le FCFA à la suite d’un rapport du trésor public français faisant état de l’épuisement par tous les pays d’Afrique centrale de leurs réserves dans le compte des opérations est dénoncée par la  »Mutuelle Inter-Africaine des Consommateurs des Biens et Services ( MIACBIS)  qui   à travers son courrier adressé  à l’Union Européenne  demande aussi  l’ouverture de négociations visant à mettre un terme à ces contrats de coopération monétaire entre Paris et les Etats de la zone CEMAC  devenues obsolètes.

Créée en 1945 par la France au lendemain de la deuxième guerre mondiale le  franc CFA  reste aujourd’hui  le seul système monétaire colonial dans le  monde à avoir résisté  à la décolonisation. A travers ce système la France est accusée d’exploiter les matières premières de ses anciennes colonies d’Afrique  pour approvisionner son industrie, et d’utiliser en retour les  pays africains pour écouler ses produits.

Seize pays africains son confinés dans ce système dont  six d’Afrique centrale  réunis autour de la CEMAC(Congo-Brazzaville , Tchad , Cameroun, , Gabon,  République Centrafricaine, Guinée Equatoriale) et  huit d’Afrique de l’Ouest  (Niger, Côte d’Ivoire, Guinée-Bissau,  Togo , Sénégal, Bénin, Burkina-Faso, Mali) regroupés au sein de l’UEMOA. Attaché auparavant au franc français, le franc CFA est aujourd’hui lié à l’euro.

Une dépendance qui prive les pays africains d’une réelle politique de change sur les marchés mondiaux. La  »Mutuelle Inter-Africaine des Consommateurs des Biens et Services ( MIACBIS)  appelle de ce fait les Etats africains a  rejeter cette servitude monétaire.

Article de la Rédaction AFRIC.

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