Association for Free Research and International Cooperation

Des migrants d’américaines centrales aux portes des États unis.

24.11.2018
Plusieurs centaines de Centraméricains de la caravane de migrants ont installé un campement près d'un poste-frontière à Tijuana, au nord-ouest du Mexique, espérant ainsi pousser les autorités américaines à leur ouvrir le passage vers les Etats-Unis.

Fatigués d’être logés dans le refuge improvisé dans un centre sportif où s’entassent quelque 4.700 personnes, environ 200 Centraméricains – dont beaucoup de familles avec des enfants – sont venus camper en pleine rue aux abords immédiats du poste frontalier d’El Chaparral, où ils ont passé la nuit de jeudi à vendredi.

« Nous sommes ici en paix, mais nous attendons de Donald Trump qu’il nous voit, que son cœur soit touché et qu’il nous laisse passer« , explique Dora Manda, une Hondurienne de 35 ans qui a dormi avec son mari et ses deux filles sous une légère couverture, devant les bureaux des autorités migratoires.

A l’aube, saisis par le froid et la faim, plusieurs d’entre eux ont préféré retourner provisoirement au refuge où ils étaient jusqu’alors hébergés et où de la nourriture est distribuée.

Après les pluies des derniers jours, beaucoup de migrants souffrent de grippe ou d’infections respiratoires, et certains cas de tuberculose ont été signalés.

LA MIGRATION FORCÉE A DE MULTIPLES CAUSES :

«  Là où j’habite, on a plus de chances de prendre une balle dans la tête que de trouver un emploi décent  ».

Des  réfugiés  «  de  fait  »,  chassés  de  leur  maison  par  la  guerre,  les  catastrophes.  Souvent  les  raisons économiques et de violence se rejoignent. L’Amérique centrale a un des taux d’homicides les plus élevés pour des pays qui ne sont pas en guerre,  120 pour 100  000 au Honduras. 80% de la drogue vers les USA passe par le Honduras.

32  000 demandes d’asile pendant les 6 premiers mois de 2016, 174  000 déplacés internes au Honduras, dont 40% de femmes.

Un modèle économique basé sur l’extractivisme et la spoliation, qui ne génère ni emplois ni revenus, où 60% de la population active est au chômage ou dans le secteur informel, marqué par la concentration des richesses et l’inégalité, les conflits et une violation croissante des droits humains.

Le  Honduras,  pays  à  la  plus  forte  inégalité,  où  la  violence  est  un  grand  facteur  de  déplacement,  une  violence qui s’exerce principalement sur deux professions  : chauffeurs (taxis et bus) et épiciers, sous forme d’extorsion de fonds et de menaces de mort. Face à la menace, il y a deux options : faire justice soi-même, ou  fuir et migrer. Tout ceci sur fond d’impunité et de corruption.

Lisez l’article original ici.

 

To view full news and leave comments you must be logged in. Please join the community