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La Finlande suspend ses ventes d’armes à l’Arabie saoudite et aux Emirats.

24.11.2018
La Finlande a annoncé suspendre tous les nouveaux contrats d'armement vers l'Arabie saoudite et les Emirats arabes unis. Une réaction aux agissements des deux pays à la tête d'une coalition militaire très impliqué dans le conflit yéménite, mais c'est aussi une réaction à la mort du journaliste Jamal Khashoggi qui pourrait avoir été commandité par la famille royale saoudienne. C'est le quatrième pays européen à prendre cette décision.

La Finlande a décidé de suivre l’Allemagne, la Norvège et le Danemark sur leur position. Le pays ne vendra plus d’armes à l’Arabie saoudite et aux Emirats arabes unis. Il y a deux mois un site d’information finlandais avait diffusé une vidéo montrant  des véhicules blindés fabriqués par le pays nordique utilisés par les Emiratis dans l’ouest du Yémen. Certains étaient équipés d’armes lourdes russes. Au Yémen, le conflit entre rebelles et forces loyalistes fortement appuyées par l’Arabie Soudite et les EAU a fait 10 000 morts en trois ans. Les affrontements et bombardements ne sont pas terminés. Le Yémen subit l’une des plus graves crises humanitaire du globe.

Il aura donc fallu cette mort-là, celle de l’éditorialiste du Washington Post Jamal Khashoggi assassiné dans le consulat saoudien d’Istanbul le 2 octobre dernier pour que certains pays européens cessent, pour un temps en tout cas, de fournir les armes de ce conflit. « La situation au Yémen est à l’origine de cette décision, a affirmé le Premier ministre finlandais, tout en reconnaissant que la mort de Jamal Khashoggi faisait partie « de la logique générale ». »

Il faut toutefois noter que le gouvernement saoudien bénéficie toujours d’un soutien fort de la maison blanche qui demande toujours les preuves de l’implication de MBS dans le meurtre du journaliste. Malgré la demande d’éclaircissement des parlementaires américains sur la question, les États unis n’ont émis aucune sanction contre l’Arabie saoudite, et encore moins contre la coalition arabe qui soutient l’arme loyaliste yéménite.

Le Yémen a toujours de toute Façon  été considéré par les USA comme un  des foyers de l’islamisme radical et le terrain d’entrainement privilégié des terroristes. La question est donc de savoir si au nom de la paix, l’administration Trump soutiendra les pays d’Europe dans cette série de sanction contre la guerre au Yémen  et surtout de l’impunité grandissante du nouveau roi d’Arabie.

Si les autres grandes puissances comme la Chine et la Russie ne peuvent pas prendre position contre le roi Mohammed Ben Salmane ceci en raison du rapprochement important (avec de possible retombé commerciales non négligeables) que le prince a opéré avec elles dès son accession au trône. Le monde garde donc les yeux rivé sur elles.

Voilà plusieurs mois que les bombardements de la coalition arabe et les affrontements entre forces rebelles et loyalistes font trembler les habitants d’Hodeida. Vendredi, l’émissaire des Nations unies était sur place pour rappeler au commandement houthi sur le terrain son message : « tout faire pour protéger la population civile ».

La ville portuaire est tenue par les factions rebelles mais elle est entourée des forces loyalistes soutenues par la coalition menée par l’Arabie saoudite. Depuis 10 jours une trêve est observée. Mais elle est très fragile. Martin Griffiths a annoncé que les Nations unies étaient prêtes à jouer un rôle majeur dans la gestion du port d’Hodeida, vital pour le pays. Auparavant il était à Sanaa ou il s’est entretenu avec le dirigeant des forces rebelles houthies.

Sa visite intervient alors que la communauté internationale commence à se mobiliser après quatre ans de guerre au Yémen. Les appels à cesser les combats se multiplient. Des pourparlers de paix pourraient se tenir le mois prochain en Suède.

Lisez l’article original ici.

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