Association for Free Research and International Cooperation

Log in Join the community

Le mannequinat en Afrique et les réseaux sociaux

20.11.2018
Le mannequinat, profession la moins pratiquée en Afrique autour des années 2000 a vue une multitude de jeunes filles et garçons s’y intéresser depuis l’arrivée des réseaux sociaux. Ses derniers s’adonnent à des shootings photos professionnels à l’issue desquels interviennent des publications sur facebook. Publications qui attirent du monde et font gagner des contrats tant permanents que temporaires. Ces jeunes africains ont du vent en poupe et entendent faire des grandes scènes.

Ces dix dernières années la croissance de la mode en Afrique à donné une nouvelle ère d’expansion au mannequinat. A travers les sites de modes comme Pinterest disponible sur Google et Facebook, certains jeunes curieux ont eu l’opportunité de s’exprimer sur la scène en top modèles pendant des soirées gala, présentation des produits cosmétiques, tenues africaines et bien d’autres.

L’arrivée de Facebook a boosté en grande partie cet art d’exhibition des talents qui promeuvent  des tenues, des produits cosmétiques, salon de beauté et plus encore. Certains mannequins avouent que c’est grâce aux commentaires et partages de leurs publications par leurs amis qu’ils sont arrivés à attirer l’œil des organisateurs et  ont décroché des contrats au niveau international.

C’est le cas de Tecia du Keur, mannequin congolais qui confie à AFRIC « Facebook m’a aidé à me faire connaitre au public car j’aimais le mannequinat depuis ma tendre enfance mais je n’avais pas une plateforme où m’exprimer. Facebook m’a aidé à rencontrer d’autres modèles et des photographes professionnels. Ce n’est pas tout, grâce à Facebook j’ai été sélectionnée pour des concours en ligne et ça marche très bien, je suis reconnaissante ».

Toutefois, ce qui fausse dans cette aventure sur les réseaux sociaux, c’est le fait que certains organisateurs ont tendance à prêter un mauvais œil à ses jeunes naïfs en leur faisant des propositions parfois jugées indécentes. Pour autant dire qu’on ne peut accéder à la gloire qu’à la suite d’un sacrifice. Ce qui pousse certains jeunes de peu de persévérance à abandonner ce chantier au risque de crever.

Cependant le mannequinat en Afrique bien que peu rémunérateur reste très prometteur pour les années à venir au regard de l’expansion de la mode. Mais il faut tout d’abord structurer cette profession. Les plus vieux dans ce métier, les responsables culturels devraient créer des écoles pour accompagner ses jeunes. Les créateurs et les stylistes doivent mettre en place plus d’activités culturelles  et défilés afin de les aider à s’exprimer et cela constituera leur essor au contact du public.

Il faut un suivi et un encadrement assez tenace à ses jeunes mais aussi des managers disponibles à discuter des contrats pour eux sur le marché local ou extérieur. Quant aux organisateurs et producteurs d’événements, il faut organiser des défilés de mode et des activités intercontinentales pour les  vendre au niveau international. Il faut aussi plus de podiums, des concours avec des lauriers et des prix d’encouragements pour les motiver à s’adonner encore plus.

Le mannequinat tout comme la photographie doivent beaucoup aux réseaux sociaux pour le coup de balaie magique y donné. Mais un long chemin reste à parcourir par ses jeunes africains qui entendent vivre du mannequinat et concurrencer le marché international de la demande.

Article de la Rédaction AFRIC.

To view full news and leave comments you must be logged in. Please join the community