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AFFAIRE KHASHOGGI : Entre assassinat et crise diplomatique

05.11.2018
Jamal KASHOGGI, journaliste de nationalité saoudienne n’est plus jamais ressorti après être rentré dans le consulat de l’Arabie Saoudite à Istanbul en date du 02 octobre 2018 où il était parti en compagnie de sa fiancée. Jamal s’y est rendu pour prendre un document lui permettant d’épouser Hatice CENGIZ, chercheuse turque. Ne le voyant pas ressortir, cette dernière alerte la police.

Les caméras de surveillance montrent que Le jour de sa disparition, 15 membres saoudiens dont  un médecin légiste arrivent à Istanbul dans deux jet privés, direction consulat d’Arabie Saoudite. Quelques heures après l’opération, les 15 hommes quittent le consulat mais Jamal n’en ressort pas. Une caméra de surveillance montre un homme sortir par la porte arrière habillé comme Jamal KHASHOGGI. Serait-ce une simple coïncidence ou une mascarade ?

Interviewées, les autorités saoudiennes affirment que le journaliste était sorti par la porte arrière du consulat et nient tout lien avec sa disparition. Déconcerté, le Président turc suspecte un acte perpétré et demande des preuves sur la sortie de KHASSHOGGI du consulat, mais en vain. La pression monte du côté des saoudiens qui reconnaissent la mort du journaliste mais reste sur leur garde. L’opinion publique accuse le prince d’être le commanditaire de son assassinat.

Parmi les 15 saoudiens venus à Istanbul, trois proches Prince Héritier ont été reconnues. Parmi eux le Général MUTREB qui voyage toujours aux côtés du prince. Avec ces révélations, l’affaire prend une nouvelle tournure. Le gouvernement saoudien confirme la disparition de Jamal KHASSHOGGI tué dans le consulat à la suite d’un interrogatoire qui aurait mal tourné.

Donald TRUMP admet la mort du journaliste mais reste cependant sans parti pris. L’Union Européenne bondit sur l’affaire et bombarde des sanctions à Riyad. En tirant le drap de son côté, L’EU entend faire endosser les USA, premier partenaire d’affaire de l’Arabie Saoudite, l’impunité dont fait preuve le royaume saoudien face à la Turquie.

Pour quel motif le prince aurait commandité l’assassinat de KHASSHOGGI?

Jamal KASHOGGI n’est pas un citoyen comme tout autre. Journaliste politique, Il est un ancien proche du pouvoir et conseiller du chef des services de renseignements de son pays. Journaliste  exilé aux Etats-Unis depuis  2017, Kashoggi écrivait des chroniques sur l’Arabie Saoudite dans ‘‘the Washington Post ’’, un journal  quotidien de la capitale américaine. Il critiquait aussi la politique gouvernementale du prince héritier Mohammed Ben SALMANE.

Les méthodes brutales appliquées  par le prince, c’est ce que dénonçait le journaliste qui a fini par en être la victime quelques mois après s’être éloigné du gouvernement MDS. Ayant travaillé pour les services secrets saoudiens, Jamal KHASSHOGGI serait mêlé dans une affaire politique et détiendrait des informations pouvant mettre à nus les mauvaises pratiques du gouvernement dont la corruption, disparition des fonds publics, dépenses illicites et détournement des millions de pétrole saoudien.

Jamal savait-il qu’il allait mourir ce jour-là ? Quel instinct l’aurait poussé à confier des preuves audio à sa fiancée si ce ne sont pas des menaces reçues plus tôt avant sa mort. Sans doute Jamal avait une connaissance sur les dossiers secrets ou des pistes vers les têtes corrompues d’Arabie.

 

Des victimes localisées, des sanctions tombées, des dossiers certes étouffés, des cœurs apaisés, telle est la synthèse sur cette affaire Khashoggi. Mais les enquêtes restent ouvertes pour retrouver le corps de Jamal Ahmed KHASSHOGGI, journaliste critique tué à 59 ans.  Sa fiancée dans un message vidéo dit s’en remet au président DONAL TRUMP pour qu’il permet au gouvernement turc de poursuivre ses enquêtes afin d’exposer les responsables de ce crime

Article de la Rédaction AFRIC

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