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Le ministre de la Défense accuse des « séparatistes  » du meurtre d’un Américain au Cameroun

31.10.2018
Le missionnaire américain tué par balle mardi en zone anglophone du Cameroun a été la cible de "terroristes" lors d'une tentative d'attaque contre une brigade de gendarmerie et une zone universitaire, a affirmé mercredi le ministre camerounais de la Défense, Joseph Beti Assomo.

Charles Wesco, missionnaire américain de 44 ans, se trouvait à bord de son véhicule en compagnie de son épouse, de son fils et de son chauffeur, lorsqu’il « a essuyé (mardi matin) un tir en provenance des terroristes embusqués », a écrit M. Beti Assomo dans un communiqué lu à la radio d’Etat.

« Touché à la tempe, il (a été) évacué dans un premier temps dans un centre de santé, puis transféré à l’hôpital régional de Bamenda où il a succombé à ses blessures », a-t-il ajouté.

L’incident s’est produit à Bambui, à 14 km de Bamenda, capitale de la région anglophone du Nord-Ouest, alors qu’un « groupe d’individus  armés » avait investi les lieux « en vue d’attaquer la zone universitaire et la brigade territoriale de gendarmerie de Tubah », l’arrondissement où se trouve Bambui, selon le ministre.

« Immédiatement poursuivis par les forces de défense et de sécurité, les terroristes armés vont riposter par des tirs, ce qui va provoquer un affrontement entre eux et les forces positionnées autour de l’université de Bamenda », a détaillé M. Beti Assomo.

« Le bilan fait état de 4 terroristes neutralisés, de plusieurs blessés dans leur rang et de quatre fusils de calibre 12 récupérés », a-t-il précisé, soulignant qu’un étudiant et un militaire avaient également été blessés lors des échanges de tirs.

Dans son communiqué, M. Beti Assomo a demandé « aux ressortissants étrangers dont la présence serait véritablement indispensable (en zone anglophone) de signaler aux autorités administratives et forces de défense et de sécurité leurs mouvements dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-ouest en raison des menées de groupes terroristes et bandes armées qui y sont régulièrement enregistrés ».

Dans ces régions, une crise socio-politique sans précédent s’est installée fin 2016. Elle s’est transformée fin 2017 en un conflit armé.

Des affrontements entre l’armée et des séparatistes, regroupés en groupes épars dans la forêt équatoriale, s’y produisent depuis plusieurs mois quasiment tous les jours.

Lire l’intégral de cet article ici.

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