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Pour financer de façon autonome son programme contre le VIH/SIDA l’Ouganda va taxer la bière

30.10.2018
L’Ouganda se veut autonome dans sa lutte contre le VIH/Sida. Pour joindre l’acte à la parole, les autorités ont implémenter l’entrée en vigueur d’une nouvelle taxe sur l’alcool et l’eau qui servira à financer les programmes de lutte contre la maladie.

La bière, les spiritueux, et même la boisson locale Waragi, ainsi que les eaux minérales subiront désormais une imposition de 2 % comme l’a voté le Parlement ougandais la semaine dernière. Les fonds tirés de cette nouvelle taxe – estimés par Kampala à 2,5 millions de dollars l’année – seront redirigés vers un fonds fiduciaire pour la lutte contre le VIH/Sida. Le fonds était prévu dans la loi sur la prévention et la lutte contre le VIH, adoptée en 2014, mais les règles régissant son fonctionnement n’ont été adoptées que récemment.

Face aux 700 millions de dollars que nécessitent le traitement et la prévention du VIH chaque année en Ouganda, on dirait que les bénéfices de la nouvelle taxe sont très limités. Mais, pour le gouvernement et les activistes, ceci est un grand pas vers l’autonomie vis-à-vis des donateurs. « Nous sommes heureux que le Parlement ait finalement approuvé ces règlements [pour le fonds]. Cette décision a été motivée par le fait que [notre] programme de lutte contre le VIH est largement financé par les partenaires et la communauté internationale. L’idée étant que cela ne soit pas à long terme », a déclaré Sarah Achieng Opendi, ministre ougandaise de la Santé.

« Nous avons besoin de revenus générés localement pour faire face au défi du VIH dans le pays. Au cas où le financement de la communauté internationale serait réduit, nous pourrons poursuivre nos propres interventions », a-t-elle ajouté.

En effet, en Ouganda, 68 % du financement du VIH provient des donateurs internationaux, 20 % des personnes vivant avec la maladie et de leurs familles, tandis que seulement 11 % des charges reviennent au gouvernement et 1 % du secteur privé.

Si ce premier acte est salué de tous, les activistes estiment cependant que le gouvernement devrait davantage renflouer son budget pour la santé, mais surtout, protéger le fonds fiduciaire de tout acte de corruption.

Lire l’intégrale de cet article ici.

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