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Sud de la Centrafrique : les Casques bleus font reculer un groupe armé

03.02.2020
Lire l'original de l'article sur: fr.africanews.com
Les Casques bleus de la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca) ont contraint un groupe armé à abandonner ses positions dans une ville du sud du pays, a déclaré dimanche le porte-parole de la Minusca Vladimir Monteiro.

“Dans le cadre de l’opération militaire baptisée + Mo kiri +(Toi, dégage), les Casques bleus de Minusca ont contraint l’UPC (..) à abandonner ses positions au centre d’Alindao, et à mettre fin à toute circulation de ses éléments armés dans la ville”, a annoncé M. Monteiro.

L’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC), dirigée par Ali Darassa, est l’un des principaux groupes armés du pays. Ses éléments sont présents sur une large partie du territoire, de Bambari, au centre du pays, jusqu‘à la frontière avec le Soudan du Sud.

“La Minusca a constaté le vendredi 31 janvier, que l’UPC a effectivement démantelé sa base (…) et ses barrières à l’entrée et à la sortie d’Alindao”, a ajouté M. Monteiro.

Alindao a été durement touchée par les exactions des groupes rebelles. Les miliciens de l’UPC y avaient tué une centaine de civils en novembre 2018, selon l’ONG de défense des droits humains Amnesty international.

En janvier, de violents combats avaient opposé dans cette ville des militaires centrafricains et des combattants de l’UPC, faisant trois morts et une dizaine de blessés. Le gouvernement centrafricain avait enjoint à l’ONU de réagir, appelant à des sanctions.

“La Minusca continuera à maintenir la pression sur l’UPC ainsi que d’autres groupes armés, conformément à son mandat de protection des populations civiles et de soutien à la mise en œuvre de l’accord de paix”, a affirmé Mankeur Ndiaye, chef de la Minusca et représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies en Centrafrique.

Malgré la signature d’un accord de paix entre le gouvernement centrafricain et 14 groupes armés, dont l’UPC, en février 2019, les milices rebelles continuent de prélever des taxes grâces aux barrières érigées sur les axes routiers. Près des deux tiers du territoire centrafricain échappent toujours au contrôle du pouvoir central.

La Centrafrique est ravagée par un conflit depuis qu’une coalition de groupes armés a renversé le président François Bozizé en 2013. Les violences ont forcé près du quart des 4,7 millions d’habitants du pays à fuir leur domicile.

Lire l’original de l’article ici.

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