Association for Free Research and International Cooperation

Rétro 2018 : les quatre accords bilatéraux interafricains qui ont séduit

09.12.2019
Article de la rédaction AFRIC
Dans le domaine de la coopération et des échanges commerciaux, les pays africains, à l’exception de quelques-uns d’entre eux, sont connus pour leurs faibles liens dans le partenariat communautaire. Néanmoins, plusieurs contrats de coopérations ont attiré l’attention sur la nouvelle dynamique qui s’installe dans les liens commerciaux de ces pays. Au cours des dernières décennies, si vous avez entendu parler de très peu de partenariats intra-africains, c’est probablement parce que les relations avec les pays occidentaux semblaient beaucoup plus lucratives. Cependant, la courbe semble s’inverser et de plus en plus de pays africains deviennent enclins à travailler avec leurs homologues dans des projets d’intérêt commun.

En mars 2018, la signature de la Déclaration de Kigali a été l’un des événements les plus remarquables pouvant contribuer à la modification des attentes en matière de commerce intra-africain. Le commerce et la coopération entre les pays africains sont désormais considérés comme une priorité notable avec la signature de l’accord sur la Zone de libre-échange continentale (ZLEC) qui a déjà été ratifié par plusieurs pays. Les informations publiées par la Commission économique pour l’Afrique des Nations Unies (CEA) dont état de ce que la ZLEC pourrait entraîner une augmentation du commerce intra-africain ; ceci pouvant atteindre les 52% d’ici 2022.

Certains pays africains ont pris l’initiative de se faire les champions d’une collaboration intra-africaine telle que l’Égypte, qui a annoncé des initiatives visant à améliorer les investissements, l’intégration économique et une coopération accrue entre les États africains. Face à tout ceci, il est donc vrai que le continent prend de plus en plus conscience de l’impact du commerce et de la collaboration intra régionaux. Plusieurs des relations commerciales fructueuses et des initiatives de développement qui ont été entreprises en 2018 entre certains pays et cette alliance de partenariat feront l’objet de notre examen.

 

1- L’Éthiopie et la Somalie investissent dans des projets portuaires

Courant 2018, le président somalien, Mohamed Abdullahi Farmaajo, et le Premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed, ont révélé qu’ils investiraient conjointement dans quatre ports maritimes afin d’attirer des investissements étrangers dans leurs pays.

Dahir Mohamud Guelleh, ministre de l’Information en Somalie, avait également annoncé que les ports seraient construits conjointement par des ingénieurs des deux pays. Ce projet pourrait être très vital pour l’Égypte, pays enclavé, car il pourrait être un moyen d’assurer l’exportation de ses produits par le biais de la mer Rouge. C’est une grande réalisation pour l’Éthiopie qui tente d’investir dans les ports somaliens de Berbera et de Bossaso.

2- L’Egypte et la Tanzanie signent une offre pour un projet de barrage de 3 milliards de dollars

Dans la finalisation du projet de barrage initié entre ces deux pays, La Tanzanie a écarté les entrepreneurs internationaux pour attribuer la construction de son barrage hydroélectrique à l’Égypte. Ce méga projet comprend la construction d’une centrale hydroélectrique en Tanzanie d’une capacité installée de 2 115 mégawatts d’une valeur de 3 milliards USD. Un tel accord est un signe de confiance entre les pays africains qui, par le passé préféraient céder de tels contrats à des contractants étrangers.

3-Le Maroc et le Nigéria signe un accord de pipeline à gaz

Cet accord de partenariat, bien que signé entre le Maroc et le Nigeria, aura un impact plus large dans la région. Il est à noter que le projet favorise l’intégration économique de la région et aidera les pays de l’Afrique de l’Ouest à satisfaire leurs besoins en énergie. De plus, les experts considèrent ce partenariat remarquable comme un moyen idéal d’ouvrir la voie à une coopération Sud-Sud plus fructueuse en Afrique. Les deux pays avaient accepté l’accord de pipeline en 2016 et sont allés plus loin en lançant des études de faisabilité, qui ont été conclus avec un plan de construction dudit pipeline à la fois onshore et offshore.

4- Accords bilatéraux signés par le Kenya et l’Éthiopie

Parmi les 5 accords bilatéraux conclus par les deux pays figurait un accord sur la construction d’un oléoduc qui traversera les deux pays. Le président Kenyatta a reconnu que l’Éthiopie était un partenaire précieux pour le Kenya, affirmant que les deux pays collaboraient étroitement au projet de corridor de transport entre le port de Lamu, le sud du Soudan et l’Éthiopie. Ils se sont également engagés à approfondir leurs relations bilatérales cordiales afin de stimuler la croissance dans leurs différents pays.

Après plusieurs années d’influence étrangère dans plusieurs secteurs de l’économie, les pays africains trouvent maintenant en permanence des bases communes pour créer des partenariats et travailler ensemble. On peut noter que tout ceci concoure à l’attrait dans la gestion conjointe des projets d’intérêt commun qui, dans la plupart des cas, profitent à toutes les parties concernées.

Article de AFRIC Editorial

Photo Credit : google image/illustration

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