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Le travail des enfants : 59% d’enfants en Afrique de l’ouest

02.11.2019
Article de la rédaction AFRIC
L’information a été donnée par la Fao lors des ateliers organisés à Dakar au Sénégal dont l’objectif était de prévenir, réduire et transformer le travail des enfants dans l’agriculture en opportunités d’emplois rural décent pour les jeunes.

C’est l’une des plus graves violations des droits humains dans le monde. Les enfants et leurs familles sont captivés par les imposteurs qui leur promettent un avenir meilleur en vue d’éviter la pauvreté. Et chaque année, des centaines de milliers d’enfants sont transportés de manière clandestine à des frontières et vendus. Leur survie et leur développement sont tourmentés, et ils sont privés de leurs droits à l’éducation, à la santé, à grandir au sein d’une famille, et à la protection contre l’exploitation et les abus. Selon le bureau international du travail, les garçons et les filles âgés de 5 à 17 ans engagés dans des travaux dangereux sont évalués à 85 millions dont 59% travaillent dans l’agriculture. Et dans la zone subsaharienne, plus de la moitié de la population à moins de 25 ans et les estimations concernant le chômage et le sous- emploi sont élevés. Ces enfants travaillent dans des fermes et des plantations où ils sèment, cultivent, moissonnent, vaporisent des pesticides, gardent plus le bétail ou encore abattent des arbres dans les forêts.

Human Rights Watch déclare d’ailleurs qu’un scandale lié à ce problème en Afrique de l’Ouest a surgi en 2002. En cause, la découverte de plus de la moitié de la production du chocolat aux États-Unis qui provenaient de cacao récolté par des enfants maltraités en Côte d’Ivoire. Nombreux avaient été victimes de la traite en provenance du Mali et du Burkina Faso. Cette exposition peut avoir des conséquences néfastes sur l’enfant et débouche sur des handicaps permanents physiques et psychiques. C’est pourquoi « l’agriculture est le premier signe avant-coureur de la déscolarisation en milieu rural », a affirmé la Fao.

Que prévoient les textes

La traite des enfants affiche déjà une exécrable allure en Afrique de l’ouest. Pourtant, un projet de loi togolais interdit ce phénomène et impose une amende de U.S 1500 à 15000 dollars à toute personne qui « recrute, transporte, transfert, héberge ou accueille » un enfant à des fins d’exploitation sexuelle ou par le travail, le travail forcé ou l’esclavage. Et selon l’article 4 du chapitre premier de la charte africaine qui est consacré aux droits et protection de l’enfant, il est garanti des droits à tout enfant de moins de 18 ans « sans distinction de race, de groupe ethnique, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d’appartenance politique ou autre opinion d’origine nationale et sociale, de fortune, de naissance ou autre statut, et sans distinction du même ordre pour ses parents ou son tuteur légal »

L’article 18 consacré également aux droits et responsabilités de la famille considérée comme la cellule de base naturelle de la société est clair. Certes les gouvernements, les institutions internationales les Ong et les médias prennent déjà conscience de la complexité de cette affaire. Mais d’autres trainent à mettre un terme au phénomène.

Protection des enfants

Il est évident que l’élimination de la traite d’enfants exige les efforts conjoints de toutes les parties concernées. Par exemple des gouvernements aux communautés locales, les plans d’actions nationaux, les mécanismes de coordination et de suivi des enfants, les comités villageois au Bénin et les projets de microcrédits au Togo pour l’éducation.  C’est dans la même logique que la Fao et l’Oit ont organisés plusieurs ateliers sur le travail des enfants dans l’agriculture où se sont retrouvés des représentants des pays de la sous-région. Les employeurs, les travailleurs du secteur agricole ainsi que des membres d’organisations paysannes du Mali, du Niger et du Sénégal y étaient conviés. Le but a été de promouvoir les bonnes pratiques sur le plan régional afin d’améliorer les réponses nationales à ces enjeux.

Mais pour une assistance perpétuelle des enfants, la protection nécessite l’adoption et la mise en application des lois appropriées. Car selon le document « la Traite d’enfants en Afrique de l’Ouest, réponse politiques », les principaux obstacles en matière de législation dans les pays de ladite zone émanent d’un manque de coopération officielle entre les Etats, surtout que la traite n’est pas véritablement abordée dans les textes nationaux.

Par conséquent, le cadre juridique est primordial. Il doit selon l’auteur, comprendre trois exigences : Le Protocole additionnel à la Convention internationale contre la criminalité transnationale organisée, visant à prévenir, réprimer et punir la traite des personnes, en particulier des femmes et des enfants. Aussi la nouvelle Convention 182 de l’Oit. Enfin la Convention 34 de La Haye du 19 octobre 1996 concernant la compétence, la loi applicable, la reconnaissance, l’exécution et la coopération en matière de responsabilité parentale et de mesures de protection des enfants. La Convention des Nations unies relative aux droits de l’enfant et son protocole facultatif concernant la vente des enfants, la prostitution des enfants et la pornographie les mettant en scène n’est pas de trop.

L’Unicef quant à lui a introduit cinq priorités organisationnelles parmi lesquelles l’éducation des filles, l’intégration du développement des jeunes enfants, la protection accrue des enfants contre la violence, les abus, l’exploitation et la discrimination.  Certainement dans la même lancée que la journée mondiale de l’enfant africain qui est célébrée tous les 16 juin a vu le jour pour faciliter à l’enfant l’accès à une école de qualité et à un matériel d’apprentissage de base. Et dans le cadre des Objectifs de développement durable, l’accent est mis sur une distribution plus équitable de l’éducation, dont la dépense davantage de ressources, d’énergie et de créativité dans l’éducation des orphelins et des autres enfants.

Article de la rédaction AFRIC

Photo Credit : google image/illustration

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