Association for Free Research and International Cooperation

Mozambique: L’association AFRIC deploie des observateurs pour les élections générales

13.10.2019
A l’approche des élections présidentielles, parlementaires et provinciales de ce 15 octobre 2019 en République du Mozambique, l'Association pour la recherche libre et de la coopération internationale (AFRIC), une communauté de chercheurs, experts et militants indépendants a déployé une vingtaine d’observateurs internationaux pour suivre le déroulement de ces élections historiques.

Le but de la mission d’observation électorale que l’association va mener sera  d’apporter une évaluation objective et impartiale de la régularité et de la transparence que le gouvernement mozambicain a essayé de mettre en place durant la période électorale.

En effet, les observateurs internationaux de l’association ont été formés pour respecter tant la souveraineté de la République du Mozambique que la volonté de l’administration au pouvoir à  faire régner  la démocratie.

Car oui, AFRIC à travers ces précédentes missions d’observation notamment au Zimbabwe, Madagascar, République Démocratique du Congo et plus récemment  en Afrique du sud – au mois de Mai de cette année – n’a cessé d’œuvrer pour une élection libre et transparente sur le continent africain.

Les recommandations, que l’association a effectué,  ont toutes été conduites dans l’optique de garantir le respect du choix du peuple.

Situation politique de la République du Mozambique

Depuis la fin de la colonisation et de l’occupation portugaises en 1975, le Mozambique a connu des périodes de violences inouïes.

A l’approche des élections, cette violence établie dans le pays n’a fait que rendre sa situation politique  encore plus que fragile qu’elle ne l’a été auparavant.

Ces élections figurent ainsi comme un évènement qui pourrait façonner l’avenir du pays.

FRELIMO et RENAMO, les deux partis qui figurent aujourd’hui comme les partis qui vont le plus «  gagner » des voix durant ces élections, mènent un combat sans relâche dans la promulgation d’un résultat électoral incontestable.

Rappelons que, c’est dans un contexte de violence que le parti RENAMO a été fondé.

Soutenu par les communistes, il est né d’un mouvement visant à déstabiliser le gouvernement et a permis de rassembler divers groupe qui étaient exclus et désavantagés par le gouvernement dirigé par le FRELIMO de l’époque.

Et même si, le Parti FRELIMO n’a cessé de remporter toutes les élections ultérieures, le RENAMO reste à ce jour le principal parti politique de l’opposition.

Elle a par ailleurs, comme signe de son pouvoir, une branche armée assez puissante qui fonctionne en dehors du système militaire gouvernemental.

Cependant, avec une politique qui peut paraitre à l’image du colonialisme portugais, le FRELIMO domine toujours la politique dans le pays. Il n’a d’ailleurs cessé de mener un mouvement plus indépendantiste afin de donner une  légitimité incontestable de son régime.

Contexte électorale

Malgré la signature  d’un accord de paix et de désarmement établis par les deux partis en Aout, les tensions restent encore palpables entre le pouvoir actuel et la Résistance nationale du Mozambique.

Si certains analystes continuent, à confirmer avant le jour des élections, la réélection du chef d’Etat actuel Filipe Nyusi. Cela sera aux  13 millions de votants mozambicains que reviendront le choix cornélien de valider ou non cette théorie. D’autant plus que ces élections selon toujours des experts figure parmi les plus violentes que le pays ait connu.

Candidats aux élections menacés, destruction de matériel électoral, se poursuivant avec l’assassinat d’un chef d’une mission d’observateurs électoraux par des policiers, la société civile ne cesse en effet de dénoncer  plusieurs irrégularités.

C’est  donc dans un contexte plutôt tendu que le pays va mener ces élections. Et pourtant c’est pour la première fois que les mozambicains vont voter leurs gouvernements provinciaux.

Malgré les efforts que le pouvoir actuel  a mis en place pour conduire des élections justes et transparentes, le Mozambique continue de se débattre  et aborde ce scrutin du 15 octobre dans une position de faiblesse assez palpable.

Au terme d’une campagne électorale turbulente,  le régime au pouvoir fait face pour la première fois de son histoire à un revirement de situation.

Sans mentionner la vague d’insurrection  islamiste que le pays rencontre depuis plus de deux ans dans la province du Cabo Delgado. Le passage du cyclone Idai dans la région de Beira au mois de mars a également fragilisé le pouvoir.

Ces élections malgré les prédictions des experts restent donc incertaines et vont d’une certaine manière changer l’avenir du pays.

L’association AFRIC à travers sa mission d’observation essaiera d’apporter sa contribution dans l’assurance du respect des voix et du choix du peuple à l’instar de la vision de transparence que l’Union Africaine ne cesse de prôner au regard d’un continent uni et développé.

Article de la rédaction AFRIC

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