Association for Free Research and International Cooperation

Centrafrique : Les Faca, solution miracle à la crise

14.10.2018
D’aucuns diront que 5 années de crise, c’est un peu trop pour un petit pays pauvre comme la République centrafricaine et ses 4,5 millions d’habitants. De quoi alimenter le scepticisme de beaucoup quant au dénouement d’une crise au facies interminable. Mais, en six mois de déploiement des Forces armées centrafricaines (Faca), le pays retrouve miraculeusement la stabilité tous azimuts.

L’appréhension ici se trouve malheureusement renforcée par les échecs répétés de quasiment toutes les tentatives de solutions jusqu’ici concoctées par les uns et les autres. Cependant, quelle que soit l’approche d’un phénomène aussi inextricable que la crise centrafricaine, si elle est viciée, survole les solutions pourtant à portée de main.

La Misca, Sangaris, l’Eufor et la Minusca sont passés par-là avec des gros moyens sans pour autant infléchir le cours de cette crise. Par contre, depuis un certain temps, avec le déploiement des Forces armées centrafricaines (FACA)  à Obo, Paoua, Sibut, Bouar, Dékoa, Bangassou, Bouar, Bambari, le miracle centrafricain a commencé à se réaliser  de manière inattendue. Preuve que la solution à cette crise est avant tout centrafricaine. Car, pour en arriver là, tous les ingrédients sont au rendez-vous : Le professionnalisme des FACA et surtout le capital confiance garantie par une complicité opérationnelle des populations. Pourtant, c’est ce qui manque à l’écurie des forces étrangères dans leur tourisme en treillis en République centrafricaine. Et, tout compte fait, la panacée tant recherchée réside dans l’addition sacrée : Professionnalisme – Capital confiance.

Fort de ce qui précède, d’aucuns se demanderaient, à juste titre,  sur l’entêtement de Parfait Onanga-Anyanga, Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies en RCA, lorsqu’il s’agit de retirer un contingent donné d’une localité où il est persona non grata aux yeux des populations censées le soutenir. Idem pour le remplacement des contingents dont le professionnalisme ou l’impartialité reste à prouver. Est-ce pour piper les dés ou est-ce parce que ce représentant spécial du secrétaire des Nations-Unies n’a pas le buste pour conduire avec dextérité une telle mission ? Dans tous les cas, ce diplomate n’a rien pu faire pour épargner des vies même là où la prévention avait sa raison d’être.

Du reste, l’alchimie Professionnalisme – Capital  confiance vaut bien son pesant de dissuasion. Qui aurait cru que le ministre de l’administration du territoire pouvait séjourner à Kaga-Bandoro 48 heures durant ? Pourtant, c’est ce que Henri Wanzé Linguissara, Ministre de la Sécurité publique, a pu réaliser comme prouesse le week-end dernier. A la dernière nouvelle, avec l’arrivée des FACA à Bambari, la ville de Kouango se vide de  ses bourreaux comme par enchantement, notamment les hommes de l’Union pour la paix en Centrafrique (UPC) qui y faisaient la pluie et le beau temps.

Tout cela, il faut le devoir à la Russie qui, contre vents et marrées, a mis les pieds de l’armée nationale à l’étrier. Diantre ! Si le destin pouvait remettre une telle clé au peuple centrafricain 5 années en arrière…

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