Association for Free Research and International Cooperation

Idriss Déby Itno plaide pour le développement des secteurs de résilience

25.09.2019
Article de la rédaction AFRIC
Le sommet de l'ONU pour le climat a réuni les chefs d’Etat et de gouvernement, décideurs politiques, acteurs de la société civile, le lundi 23 septembre 2019 à New York, sur convocation du secrétaire général, Antonio Gutteres. A cette occasion, 66 pays ont manifesté leur adhésion au principe d'une neutralité carbone d'ici 2050. Le président tchadien Idriss Déby Itno, chef d’un Etat du Sahel confronté aux effets néfastes du changement climatique a appelé ses pairs à tenir compte des domaines dans lesquels le développement de la résilience aura le plus d’impact.

L’initiative du Sommet Action Climat 2019 découle de la volonté des décideurs politiques d’accroître leurs efforts dans la lutte contre les changements climatiques. Elle a vu la participation de tous les acteurs du monde allant des gouvernements, à la société civile en passant par les dirigeants de la finance et les milieux des affaires. Il s’agit d’un rendez-vous de la plus haute portée, constituant une étape cruciale, pour susciter un élan nouveau dans l’engagement collectif des décideurs pour accélérer la mise en œuvre des objectifs de l’Accord de Paris sur le Climat et de ceux de l’Agenda 2030.

Le Sommet a donné également l’opportunité aux uns et aux autres de faire le point des actions et efforts engagés  pour réduire leurs émissions d’au moins 45% d’ici à 2030, dans la perspective de l’objectif de neutralité carbone d’ici à 2050. Dans ce sens, le président tchadien Idriss Déby Itno a relevé deux aspects qui doivent retenir l’attention des Etat membres des Nations Unies : les secteurs générant le plus d’émissions et les domaines dans lesquels le développement de la résilience aura le plus d’impact.

L’Afrique en général, et le Tchad en particulier, ne contribuant presque pas ou très faiblement aux émissions, Idriss Déby Itno a mis l’accent sur la question de la résilience.  « En effet, les principales conséquences du changement climatique dans mon pays sont, entre autres, la baisse et variabilité pluviométrique, les sècheresses, la baisse des productions agricoles, l’assèchement et le rétrécissement des cours d’eau comme le Lac Tchad,  les inondations, les vagues de chaleur, les vents violents, l’avancée inquiétante du désert, la famine et l’exode rural, faisant le lit de la menace terroriste » a déclaré le chef de l’Etat tchadien. .

Pour  contenir « les effets pervers » des facteurs précités, le Tchad, selon Idriss Déby Itno, a adopté un plan réaliste et concret destiné à accroitre les ambitions nationales en matière d’adaptation, d’atténuation et de mise en œuvre de sa Contribution Déterminée au niveau National (CDN). Ainsi, « dans le domaine de l’adaptation, il est question de promouvoir une agriculture intensive, de  développer les énergies renouvelables dans le monde rural et de renforcer les réseaux météorologiques » a-t-il relevé.

L’exemple tchadien

En matière d’atténuation, a indiqué Idriss Déby Itno, le Tchad s’engage à  produire 200 Gigawatt-heure par an de l’énergie solaire et  50 Gigawatt-heure par an de l’énergie éolienne. De même, il est envisagé la construction d’une ligne nationale de 225 kilovolts pour interconnecter toutes les villes.  « A cet égard, un effort tout particulier est nécessaire de la part des pays développés pour faciliter l’accès aux énergies renouvelables en les rendant moins chères que les combustibles fossiles » a précisé le président tchadien.

Par ailleurs, pour soutenir l’adaptation, le Tchad a également mis au point des programmes et entrepris des actions visant à protéger l’environnement et à gérer de façon durable les ressources naturelles et les risques environnementaux. Au nombre de ces initiatives, il y a entre autres : la mise en place d’un Programme d’Action National d’Adaptation aux Changements Climatiques résumant, les besoins urgents et immédiats du Tchad ; l’institution d’une taxe d’émission de gaz à effet de serre sur les moyens de transport motorisé ; la création d’une agence pour la promotion des énergies renouvelables ; et le soutien à une agriculture faiblement émettrice et résiliente à travers le Programme National de développement 2017-2021.

Le président tchadien a souligné que son pays participe à l’équilibre de l’Ecosystème mondial à travers la dépression de Bodélé située dans le nord du pays. Cette poussière riche en particules minérales contribue à la survie et de l’équilibre de la forêt amazonienne. « Si la forêt amazonienne est reconnue pour sa contribution à l’équilibre de l’écosystème, il est tout à fait naturel que la dépression de Bodélé bénéficie de l’attention nécessaire  de la communauté internationale » a conclu Idriss Déby Itno.

Article de la rédaction AFRIC

Photo Credit : google image/illustration

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