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Cameroun : Rentrée culturelle et artistique national « La culture est le ciment de l’unité en Afrique»

13.09.2019
Article de la rédaction AFRIC
Dans une publication sur sa page adressée aux Camerounais, le président Paul Biya exhorte les artistes de son pays le Cameroun à s’impliquer dans les efforts de structuration du mouvement culturel artistique national car c’est par le travail qu’ils atteindront les chemins les plus appropriés pour valoriser la diversité culturelle de leur pays.

Du son de la couleur et du rythme seront au rendez-vous à l’esplanade du musée national de Yaoundé, site officiel de la rentrée culturelle et artistique nationale jusqu’au 29 septembre prochain. Rendue à sa quatrième édition et présidé par Joseph Dion Nguté chef du gouvernement le 10 septembre dernier,  la Recan s’intitule comme un moment par excellence de célébration de ce que le Cameroun a de plus beau dont  sa culture et ses différentes expressions artistiques.

Un essentiel, voire un tout en Un,  qui transcende toute différence et qui se veut définitivement comme une construction identitaire du Cameroun pour la  paix,  l’unité nationale et le vivre ensemble. C’est d’ailleurs la substance du thème retenu pour cette édition. Promouvoir donc les valeurs suscitées constitue une responsabilité collective et individuelle.

Quelques-uns ont pu se distinguer  par le chef de l’Etat dont les cinéastes Essomba Mani Ewodo C et Dikongué Pipa élevés au rang de commandeur et de chevalier de la valeur. Un acte d’éclat qui laisse néanmoins transparaitre les préoccupations criardes du secteur des arts  et de la culture dont  la Recan  offre l’opportunité de les passer au scanner.

Pour Jacques Didier Onana Awana, artiste humoriste approché au micro de la télé national, « les artistes ont besoin de statut, de plate-forme d’expression en terme de salles de spectacle et l’encadrement administratif ».  Il en est de même pour Elise Mballa Meka, chorégraphe, écrivaine  dont « on ne peut pas laisser le financement de la culture au seuil du ministère de la culture. Il faut un environnement juridique et législatif. Il manque des infrastructures », a-t-elle déploré. Le statut de l’artiste  tant revendiqué, la lutte contre la piraterie, la gestion des droits d’auteur ne sont pas de trop. D’après Jean Pierre Essomé, artiste musicien «  il y’a plus de dix milles jeunes qui vendent nos œuvres impunément. Il est tant que le gouvernement agisse en transformant ces jeunes en vendeurs de CD originaux  parce qu’il y’a le chômage. On doit protéger le patrimoine camerounais » a-t-il suggéré.

Des problèmes et doléances qui seront pris en considération tout le long du Recan et après. Assurance donnée par Pierre Ismael Bidoung Mpkwatt ministre des arts et de la culture. «  A travers le haut patronage du président de la République, il réaffirme l’impact de cet événement dans la consolidation du vivre ensemble harmonieux et surtout dans la nécessité pour le gouvernement de mettre en place un cadre qui favorise l’expression culturelle artistique d’excellence pour développer davantage la créativité à travers des initiatives originales audacieuses dans toutes les disciplines des arts et de la culture » a-t-il expliqué

Il s’agit d’une démarche fédérative qui va permettre d’accorder les aspirations des différents acteurs en des dynamiques fortes qui peuvent mieux porter la voix des pairs. Le ministère de tutelle restant dans son rôle de régulateur.

La sécurité sociale des artistes  est également une préoccupation constante des pouvoirs publics de permettre aux artistes de vivre de leur travail. Il faut donc trouver des solutions complémentaires. C’est pourquoi, il est fortement prévu une structuration plus accrue du sous-secteur pour permettre aux artistes de mieux s’organiser en complément de ces appuis de l’Etat.

Effervescence et euphorie

. La rentrée culturelle est donc le moment pour l’ensemble de ces regroupements en pôles artistiques de montrer ce qui se fera désormais dans l’univers culturel camerounais. Ainsi  23 pôles ont été définis pour devenir  les 23 fédérations artistiques et culturelles.

A la différence des trois dernières éditions,  la Recan va procéder de façon simultanée et unie sur l’ensemble du territoire national par le biais des gouverneurs et des présidents des élus locaux. Et tout comme l’a dit le chef de l’Etat, la culture est un ciment pour l’unité nationale,  c’est à travers les artistes que la vision de l’Unité nationale peut être retracée et l’intégration nationale mieux assise.

Ce faisant, selon Armand Abanda, directeur du développement et de la commission des arts « une multitude d’activités synchronisées seront au rdv. Du grand carnaval d’ouverture à la conférence débat qui portera sur un thème évocateur « les défis et enjeux pour le regroupement des disciplines artistiques et culturelles autour des pôles » en passant par les galeries artistiques,  tout est réuni pour offrir un grand plaisir spectaculaire au  peuple camerounais. L’art théâtral, le conte, la poésie, le design, les jeux traditionnels pour ne citer que ceux-là  ne seront pas en reste  pour exprimer d’une façon individuelle la diversité culturelle camerounaise qui mérite une attention particulière » a-t-il peaufiné.

Article de la rédaction AFRIC

Photo Credit : google image/illustration

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