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Elections locales en Russie

08.09.2019
Lire l'original de l'article sur: rt.fr/afrique
Le 8 septembre, les Russes ont été appelés aux urnes afin d’élire des gouvernement régionaux et des parlementaires locaux du pays. La majorité présidentielle connaît un reflux dans la capitale, tandis que les communistes enregistrent une poussée.

Les citoyens russes ont été invités le 8 septembre à prendre le chemin des urnes afin d’élire 16 gouverneurs régionaux et les parlementaires locaux de 13 régions, dont la Crimée, péninsule ukrainienne rattachée à la Russie après le référendum d'autodétermination de mars 2014. Le soir du 8 septembre, seuls les résultats provisoires des régions orientales de Sakhaline et de Transbaïkalie, les premières à voter, ont été publiés. Ils donnent une large avance aux candidats soutenus par le parti majoritaire Russie unie.

Le matin du 9 septembre, après le dépouillement de la quasi-totalité des bulletins dans la capitale, il apparaît que les candidats soutenus par la majorité ont perdu dans 20 des 45 districts de Moscou. Ils contrôlaient jusqu’à présent 38 sièges du Parlement local. Les candidats communistes ont quant à eux remporté 13 sièges, contre cinq auparavant. Le taux de participation était de 21,77%, légèrement plus élevé que lors de la précédente élection locale en 2014.

La capitale russe a été le théâtre, au cours de ces derniers mois, de rassemblements, pour la plupart non autorisés, contre le rejet d’une soixantaine de candidatures à l’élection du Parlement de Moscou. Les candidats recalés n’ayant pas obtenu le nombre suffisant de signatures pour pouvoir y prendre part. Le président russe Vladimir Poutine, qui a voté à l’Académie des sciences de Moscou, a eu un mot pour les candidats, estimant que ce «qui [était] important, ce [n’était] pas [leur] quantité, c’est [leur] qualité».

A Saint-Pétersbourg, deuxième ville de Russie, le candidat de la majorité Alexandre Beglov, a été A Saint-Pétersbourg, deuxième ville de Russie, le candidat de la majorité Alexandre Beglov, a été élu gouverneur avec 64,57% de voix, a annoncé la Commission électorale après le dépouillement de 97% de bulletins. Il était jusqu’alors gouverneur par intérim.

Des irrégularités et beaucoup de Fake news

Le scrutin a, par ailleurs, largement été suivi par les médias étrangers, prompt à relayer d’éventuelles irrégularités en se basant notamment sur les informations partagées par l’opposition sur les réseaux sociaux. De nombreuses images faisant état de violations ont en effet circulé, comme à Saint-Pétersbourg où une vidéo de bourrage des urnes a été massivement partagée sur l’application Telegram. Pourtant après vérification, les images en question avaient en fait été filmée lors des élections à Nijni Novgorod en 2016.

De son côté, le ministère de l’Intérieur a fait savoir qu’il avait reçu 315 plaintes pour des infractions liées au scrutin, notant qu’un tiers n’étaient pas recevables, selon Ria Novosti. Mais selon la Chambre civique de la Fédération Russie, aucune violation majeure n’a été enregistrée. La plupart ont trait aux droits des observateurs et concernent des irrégularités dans la campagne électorale selon le ministère, qui a précisé que l’analyse de toutes les violations constatées se terminerait avant le 12 septembre.

Plusieurs médias russes – et même étrangers – ont en outre partagé une information alarmiste en provenance de la république de Touva. Dans cette région au sud de la Sibérie, un bus transportant des journalistes et des observateurs aurait, selon eux, essuyé des coups de feu. Mais après enquête, analyse de tous les témoignages et de toutes les vidéos, la police n’a trouvé aucune preuve d’un tel incident. Ni trace de tirs, ni arme à feu n’ont en effet été découvertes, rapporte le média Rosbalt.

Cet incident, comme de nombreux autres, a pourtant été rapporté par l’ONG Golos, qui avait créé à l’occasion de ce scrutin une carte répertoriant les violations à l’échelle nationale. De quoi soulever de vives critiques de la part de la commission électorale russe, selon qui plus de deux tiers des messages sur la «Carte des violations» de l’ONG sont inexacts.

Cité par l’agence de presse Tass, Igor Borisov, coprésident du groupe de travail de suivi du Conseil présidentiel pour le développement de la société civile et des droits de l’Homme, a toutefois noté que pour le reste des violations affichées sur la carte, des mesures allaient être prises. S’il a expliqué que l’ONG ne vérifiait pas l’authenticité des cas présumés de violation, Igor Borisov a cependant souligné que les activités de Golos étaient utiles pour comprendre les problèmes existants dans le système électoral russe.

Lire l’original de l’article ici.

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