Association for Free Research and International Cooperation

L’importance des femmes dans les médias

01.09.2019
Article from AFRIC Editorial
Il s’agit ici de promouvoir une représentation non sexiste et non stéréotypée des femmes et des hommes dans les médias.
La construction de l’émergence socio -économique et médiatique devient l’une des ambitions majeures de l’Afrique depuis le début du 21e siècle. C’est déjà un avantage que les pays africains prennent de plus en plus conscience du fait que leur développement ne peut être possible en mettant de côté l’une des couches nécessaires de la société.
En effet, les femmes puisqu’il s’agit d’elles, accompagnent très souvent les grands projets mais dans l’ombre des hommes présentés comme de véritables piliers des chantiers grâce à l’imagination à l’effort courageux et discret des femmes, pourtant très efficaces.

La persistance des stéréotypes sexistes dans les entreprises de presse ou de communication gagne déjà le terrain. A en croire, certains médias ne sont pas encore sensibilisés aux différents aspects de la sexo-spécificité. L’une des sources des frustrations liées à la dévalorisation de la femme.

Dans les médias, les Tic renforcent fréquemment le statuquo en perpétuant des stéréotypes et attitudes qui cautionnent la discrimination et la violence contre les femmes. Ce qui favorise leur sous-représentation dans la prise  de décision  dans ce secteur et de façon générale dans le domaine des TIC.

Selon  les statistiques du bureau d’études américain Pew research les pays africains tels la Tunisie, le Maroc, le Sénégal, le Burkina Faso, le Ghana, le Rwanda, la Namibie et le Cameroun sont ceux-là qui regorgent plus de femmes.  Au Cameroun par exemple, selon Institut national de statistiques Ins, les femmes représentent 50.53% de la population et 49.47% d’hommes. 101.8% hommes et 100 femmes

Basées donc sur des règles bien déterminées, les activités du Conseil national de la Communication Cnc,  en partenariat avec l’Onu femmes, visent à améliorer la position des femmes dans le secteur des médias,  mais aussi à sensibiliser les entreprises de presse sur l’importance et la valorisation des femmes.  Cet intérêt a été mis à nu le 29 aout dernier à Yaoundé,  avec les responsables des médias du pays sur le thème «  renforcement des capacités des points focaux genre des  médias sur les techniques d’élaboration du baromètre de la diversité option genre ».

Evaluation et perspectives

En effet, au cours de l’atelier, il était question de tabler sur les différentes productions, leurs places dans l’entreprise de presse, dans les décisions hiérarchiques et dans la prise en charge des femmes  et des hommes au sein de la rédaction et sur le lieu du travail.

Aux termes des travaux, force a été de constater que le taux de représentativité et de participation de la gente femme reste toujours faible. Et le monitoring de la télévision nationale du Cameroun, sur une période de neuf semaines  précisément du 1 er aout au 30 septembre 2017 le démontre à suffisance. « Nonobstant  la parité des genres qui se dessine déjà au sein de la population nationale, à la télévision nationale du Cameroun, les femmes interviennent moins que les hommes quel que soit la nature ou l’importance du programme» a illustré  le baromètre de la diversité élaboré par Firmin Lele, chef cellule monitoring des programmes techniques au Cnc.

Si leur absence se fait rare au sein de l’équipe rédactionnelle, les femmes sont plus grièvement inaperçues au poste de prise de décision.  En cause, elles sont souvent victimes des préjugés sociaux à leur endroit et  toujours ralenties dans leurs performances professionnelles par un double cumul de charges, emploi et social.

En revanche la discrimination dont les femmes font l’objet dans leur milieu social, n’entame à rien sur leur engagement pour le développement national. De même, leur force de travail, loin d’être négligeable, pourrait faire de la masse féminine la cheville ouvrière de la réussite des médias, juste avec une touche de considération à leur égard.  D’ailleurs certains  le disent « Si les femmes sont valorisées, le bien être humain sera multiplié par deux. Avoir une femme dans le monde managérial est synonyme de succès ».

Ainsi, il faut davantage donner la parole aux femmes dans les médias serait un pas vers l’émergence médiatique.  Leur réticence face au public  due aux frustrations professionnelles aussi,  devrait être un moyen pour les hommes de les encadrer afin de renouveler la confiance  en elles.  Aujourd’hui d’aucunes se font démarquer par la confiance en soi  et en  leurs potentiels. D’où les rédactrices en chef, directeur de publication au féminin, des chefs de chaine et bien d’autres  dans les médias qui prônent aussi la parité de genre, bien qu’on les compte au bout des doigts.

L’intégration d’un équilibre de genre entre les femmes et les hommes dans les Tic serait  un outil puissant pour induire le changement social. Dans cette optique, le programme de développement durable d’ici 2030 et parmi les dix- sept ODD, l’Onu femmes invite ses partenaires, plus les médias d’information à « Franchir le pas en faveur de l’égalité des sexes ».

Il en va de soi pour le Centre Africain des femmes dans les médias Cafm dont l’objectif principal est de renforcer le rôle de la femme dans les médias à travers le monde en insistant sur le fait que la presse ne sera jamais libre tant que les voix des femmes ne se feront pas entendre.

Article from AFRIC Editorial

Photo Credit : google image/ illustration

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