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le barrage de la Grande Renaissance sur le Nil Bleu, enfin un accord

01.06.2018
Pour rappel, Le barrage de la Renaissance est un barrage en construction en Éthiopie, dans l'état régional de Benishangul-Gumuz sur le Nil Bleu ; avec une capacité de production électrique de 6 000 MW.

Il est décrit comme le plus grand projet hydraulique de l’Afrique mais aussi comme une promesse de prospérité pour ce pays, dont le PIB a crû de 10% par an de 2005 à 2010 et de 7%, selon le FMI, et dont les besoins en électricité sont en hausse de 30% par an. A terme, selon les autorités locales, il permettra au pays d’accroître ses exportations d’électricité vers ses voisins (Soudan, Djibouti, Kenya, Sud- Soudan et le Yémen). Commencé en 2011, il a été financé par le gouvernement et par le peuple éthiopien comme par la diaspora, qui a souscrit à des obligations « barrage », son coût total étant évalué à 4,7 milliards de dollars. Le barrage a été réalisé au tiers, et il faudra compter 5 à 7 ans, selon l’organisation « International Rivers », pour remplir le réservoir qui pourra contenir 70 milliards de mètres cubes d’eau.

La construction de ce barrage était vivement contestée par les Egyptiens et les Soudanais, ce qui explique l’absence d’investisseurs étrangers au projet. En effet, les trois pays qui ont des différends sur la part des eaux de chacun, étaient en désaccord. L’Egypte, qui tire du Nil environ 90% de son eau craint que ce barrage n’en affecte le débit. Il insiste sur ses « droits historiques » sur le fleuve, garantis par des traités datant de 1929 et 1959 qui accordent près de 87% du débit du fleuve à l’Egypte et au Soudan. Par ailleurs, le Nil bleu prend sa source en Ethiopie, rejoint le Nil blanc à Khartoum pour former le Nil qui traverse le Soudan et l’Egypte avant de se jeter dans la Méditerranée. S’en est suivi de nombreuses tensions qui ont précédés la visite du chef de la diplomatie égyptienne à Addis Abeba, à propos du barrage de la Grande renaissance. La visite visait à trouver une issue face au désaccord du comité national tripartite du barrage de la Renaissance, qui réunit le Caire, Khartoum et Addis Abeba, après les conclusions du rapport de mai 2017 qui portait sur les impacts sociaux et environnementaux de ce barrage, faites par deux cabinets d’études français, Artelia et BRL.

Mais ce mercredi 16 mai 2018 après 12 heures de négociations, les trois parties sont tombées d’accord. Les trois pays ont donc convenu de réfléchir à une meilleure intégration sous-régionale et économique. Chacun doit plancher sur des secteurs d’activités qui pourraient être concernés et un mécanisme de financement doit aussi être proposé en juillet lors du prochain sommet entre chefs d’État. Des sommets qui devraient maintenant être organisés tous les six mois entre Abdel Fattah al-Sissi, Omar el-Béchir et Abiy Ahmed.

Source : http://geopolis.francetvinfo.fr/barrage-ethiopien-sur-le-nil-l-egypte-tente-une-nouvelle-approche-173557

Source : http://www.rfi.fr/afrique/20180517-mega-barrage-le-nil-egypte-soudan-ethiopie-trouvent-accord

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