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L’impact de l’environnement scolaire sur la qualité de l’éducation

11.08.2019
Article de la rédaction AFRIC
D’après le Minedub, Laurent serges Etoundi Ngoa, l’objectif général a été d’assurer l’éducation de qualité dans un environnement sain et agréable des acteurs de la chaine éducative. Il s’est agi entre autres « de promouvoir la constitution des infrastructures de qualité conforme aux normes du ministère de l’Education de base, de renforcer la collaboration entre les membres de la chaine institutionnelles de l’enseignement privé de base, mettre en place un nouveau cadre de fiabilisation et de stabilisation du personnel enseignants et appliquer les dispositions du code du travail relatives à la conditions des travailleurs dudit secteur ».

A l’entame de la cérémonie, le Professeur Laurent Serges Etoundi Ngoa a souligné l’importance de cette rencontre dont la tenue s’inscrit dans la logique de l’adage populaire qui voudrait que se développe un esprit sain dans un corps sain pour déboucher sur un environnement sain et une saine éducation. Pour lui, cette 14è édition de la commission nationale de l’enseignement privé de base, est l’occasion de pallier aux entraves qui impactent l’environnement scolaire sur la qualité de l’éducation.

De ce fait,  le  Minedub a recommandé aux promoteurs des établissements de l’enseignement privé de base, le respect  scrupuleux de la réglementation. A la sous- commission chargée de mettre en place les conditions d’octroi de la subvention de l’Etat en particulier, le ministre a prescrit transparence et équité.

Dans son exposé, le directeur des finances du privé a énuméré les différents obstacles que rencontre l’enseignement privé au Cameroun. Selon lui, sur le plan administratif,  le personnel enseignant est dans une situation professionnelle très précaire. Le rythme scolaire n’est pas officiellement recommandé. Pire encore, ces établissements scolaires privés sont construits au mépris de la réglementation : dans les maisons d’habitation, les débits de boisson, les marchés, les zones à risque pour ne citer que ceux- là.  La baisse des effectifs dans certaines localités du fait de l’insécurité, la faible représentation des nouveaux curricula, la prolifération des établissements clandestins ne sont pas en reste. De surcroit la rareté sur le marché des manuels scolaires inscrits dans le programme ou encore le recouvrement irrégulier de la scolarité de leurs progénitures de part et d’autres.

Le bon grain se distinguant toujours de l’ivraie, certaines écoles privées ont su faire la fierté du gouvernement à travers le respect minutieux de la réglementation. L’on a qu’à mener une enquête pour évaluer la véracité des faits tant sur les plans administratif, pédagogique que financier.

Afin que cette joie soit effective dans tout le secteur privé, les participants ont constitué des thèmes de restructuration repartis en trois groupes. Le premier atelier avec pour thème les conditions de création et ouverture d’une activité scolaire privée de base, a recommandé l’importance de procéder à la relecture des textes réglementaires en vue de leur agrément à la loi de 2004 et au décret de 2008. Egalement l’amélioration de la fiche de création en tenant compte de l’article 5 alinéas 1 de la loi de 2004.

Axé sur l’amélioration de l’environnement scolaire, pour une éducation de qualité dans l’enseignement privé de base diagnostic et perspectives, le deuxième groupe a proposé des améliorations de la fiche en s’appuyant sur la loi de 2001 et sur le décret 2008.

Le troisième groupe a porté sur la sécurité des infrastructures, d’hygiène et de la salubrité dans les établissements scolaires privés de base. Il en ressort que la fermeture systématique des établissements non conformes et l’institution du contrôle régulier de l’hygiène corporelle des enfants, l’aménagement des espaces verts au sein des établissements sont nécessaires.

Suite à ces recommandations, et après avoir donc détaillé l’historique de la réforme de l’enseignement privé à la lumière des dispositions de la loi N°2004/0028 du 22 juillet 2004, Charles Nnanga, inspecteur général des services du Minedub, a souligné la validation des valeurs de procédure de la contractualisation de l’enseignement privé de base au Cameroun et la régularité de la subvention de l’Etat pour accompagner ces acteurs.

Les travaux achevés, les doyens ont suggéré la célérité dans le processus de paiement des subventions, le renforcement des contrats au niveau de la tutelle, l’organisation régulière des activités relative à la capacité des enseignants en vue de l’appropriation des nouveaux curricula.

L’inspecteur général, maitre des séances a proposé l’aboutissement des textes définissant les modalités d’agréments des organisations des fondateurs des établissements scolaires et des formations privées. De même, l’avènement des textes fixant les modalités d’organisation de fonctionnement du conseil national de l’enseignement privé et la signature de l’arrêté portant autorisation de la création des établissements scolaires.

Face aux énergies positivement dépensées afin de reluire l’enseignement privé de base et des formations privées, le Minedub a prescrit la poursuite de l’assainissement de la carte scolaire de l’enseignement privé à travers l’intensification de la lutte contre les établissements scolaires clandestins surtout pour la maitrise de l’investissement dans le secteur.

Article de la rédaction AFRIC

Photo Credit : google image/illustration

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