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Des prêtres africains assurent l’intérim d’été au diocèse d’Anjou

09.08.2019
Lire l'original de l'article sur: .lemonde.fr
Venus du Sénégal, du Togo ou de République centrafricaine, 800 prêtres officient chaque été dans les paroisses de France pour permettre aux titulaires de partir en vacances. Une trentaine d’entre eux se sont installés dans le Maine-et-Loire.

Une fois par mois, le prêtre de la paroisse Saint-Lézin, qui regroupe Saint-Barthélemy-d’Anjou et Trélazé (Maine-et-Loire), vient y célébrer la messe. Les fidèles sont fatigués et ne se déplacent plus jusqu’à l’église, certains sont en chaise roulante, d’autres reliés à une perfusion. Une dame, regard perdu, marmonne en boucle « pour les siècles des siècles, des siècles… ». A l’arrière-plan, la télé diffuse en silence un feuilleton américain, pour les fidèles du saint tube cathodique.

Selon l’évêché, qui a recours à ce groupe de volontaires depuis une vingtaine d’années, ils sont chaque fois plus nombreux. Plus de 120 ont déposé leur candidature cette année. Dans l’Hexagone, le phénomène a gagné les côtes et les zones touristiques. Ils seront ainsi près de 800 à célébrer l’Assomption dans les églises de France le 15 août.

« On est très contentes de le retrouver ! » déclare, souriante, Dominique, très investie dans la paroisse Saint-Lézin. A côté d’elle, perchée sur des béquilles, Michèle porte une robe jaune chamarrée. « C’est Augustin qui nous a rapporté des cadeaux, des robes pour les femmes, des shorts pour les hommes, confie-t-elle en caressant le tissu. C’est gentil, hein ? » « Ses homélies sont très parlantes, il s’adresse aux gens avec des mots simples »,reprend Dominique.

Pour assurer ces remplacements d’été, les prêtres africains sont indemnisés : 510 euros par mois. Mais ils doivent payer leurs billets d’avion et les visas, pour lesquels le gouvernement français consent quelques facilités. Le père Eric en est de sa poche, mais ce n’est pas un problème, assure-t-il : « Ici, on mange bien et on est logés. Et c’est surtout un bel échange d’expériences pastorales, qui enrichit nos pratiques. » C’est même une mission divine, selon le père Robert : « Venir ici, pour moi, c’est répondre à l’appel de Jésus. »

Lire l’original de l’article ici.

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