Association for Free Research and International Cooperation

L’histoire de l’Afrique : Les leaders qui ont marqué l’histoire

19.07.2019
Article de la rédaction AFRIC
De la période précoloniale jusqu'à l'avènement de la démocratie dans les années 90, l'Afrique a connu beaucoup de difficultés dans son histoire. Ils sont nombreux ceux-là qui ont combattu bec et ongle pour sa paix. De son pseudonyme berceau de l'humanité, ce continent a connu de valeureux hommes qui ont lutté corps et âme pour le bonheur de leurs frères.

Nelson Mandela a été le tout premier guerrier de l’Afrique contre la ségrégation raciale.  Son zèle et sa détermination à défendre les intérêts des noires, l’ont condamné à la réclusion à perpétuité en 1964. A vingt-cinq ans seulement, il laissait déjà présager son aspiration à la politique en s’inscrivant dans les rangs du Congrès national africain (Anc). Parti qui a œuvré pour la vulgarisation de la race noire. D’où sa condamnation pour sédition et échappe de justesse à la peine de mort. En prison, où les lois contre son idéologie sont omniprésentes, rien n’a empêché à Mandela de persévérer dans son élan. Au contraire, il a cherché à s’infiltrer chez les afrikaners, ses ennemis, à travers l’adaptation à leur culture et à leur tradition afin d’établir un dialogue stratégique.

L’injustice et les coups durs qu’il a subis pendant 27 ans, ont plutôt milité à sa faveur.  Son emprisonnement lui a valu une notoriété internationale qui a favorisé la déclaration de l’Apartheid crime contre l’humanité à l’Assemblée des Nations unies en 1971. Très vite, grâce au soutien local et international, Nelson Mandela a été libéré le 11 février 1990. La série de succès n’a pas pris le large. Tour à tour, quatre ans plus tard, la levée de l’interdiction de l’Anc a été annoncée par le président  sud-africain Frederik de Klerk.

En 1994, l’heure de gloire a sonné. Nelson Mandela a été élu président de l’Afrique du Sud avec une large majorité aux premières élections générales multiraciales. Il a présidé le tout premier gouvernement métissé de la coalition entre l’Anc, le Parti national, le Parti zoulou Inkhata Freedom Party et prône le vivre ensemble. Sauf qu’en 1999, Nelson a refusé de continuer dans la politique pour se consacrer à ses proches. Il meurt certainement heureux le 5 décembre 2013, après avoir réconcilié les races.

Tout comme Nelson Mandela, mais à une virgule prête, Cheik Anta Diop, historien et homme politique sénégalais s’est attardé sur le combat en  permanence  contre le racisme multiforme. Hormis ce but, il s’est également penché sur la place de l’Afrique noire dans la mondialisation.

En gros, restaurer la conscience de l’Afrique noire et la mise sur pieds des ouvrages tels que << Nations nègres et cultures>>, sont des actes d’éclat qui ont fait revivre d’une autre manière  l’après deuxième guerre mondiale et l’antique négro pharaonique.

En allant plus loin mais toujours dans l’objectif d autonomiser l’Afrique, Patrice Lumumba a pensé la délivrer complètement de la domination blanche.  Selon nos sources, il s’est toujours opposé  aux pillages des richesses  des pays africains au point où ,il a déclaré que << […] certaines de ces puissances ne conçoivent leur présence au Congo ou en Afrique que dans la mesure où  ils savent exploiter au maximum leurs richesses par le truchement de quelques dirigeants corrompus>>, dixit l’ancien premier ministre  congolais.

Délivrer donc le Congo des mains des colons a été le leitmotiv de Patrice pour l’indépendance de l’Afrique toute entière. Avec des armes telles la non -violence, le courage, la justice sociale surtout la détermination, Lumumba a été motivé à participer à la conférence panafricaine d’Accra au Ghana en 1958. La rencontre avec Nkwame Nkruma aux sorties de la réunion, a tout simplement boosté ses idées sur l’indépendance totale du continent africain.

Au regard de ces brillantes fusions, son assassinat n’a pas tardé à  être ordonné  par les colons le 17 janvier 1961 à 53 ans. Mais l’histoire retiendra de lui un  soldat politique noble pour un avenir radieux de son continent.

Dans l’avancée de la pensée de Patrice Lumumba, dès son arrivée au pouvoir  en 1984, Thomas Sankara, a plutôt entrepris une politique à son peuple pour combattre la corruption, améliorer l’éducation et le statut des femmes. Panafricaniste et anti-impérialiste, Thomas  Sankara a changé  le nom de Haute Volta que les blancs avaient attribué  à  son pays en Burkina Faso.  Car le colonialisme et lui n’ont jamais fait bon ménage. Il est d’ailleurs l’un des meneurs de la dernière révolution  de l’Afrique progressiste opposée à la modérée.

Déjà considéré comme la terreur à cette période-là, il a été piégé par un coup d’état français, qui a cédé la place à Blaise Compaoré le 15 octobre 1987.

Nkwame Nkrumah a vu les choses sous un prisme suprême. Indépendantiste ghanéen, il combattu contre les colons anglais pour mener à bien les affaires internes de son pays. Pendant neuf ans (1957-1966) l’ancien président du Ghana indépendant a longtemps prôné le panafricanisme. Il a revendiqué l’indépendance immédiate et la transformation de l’Afrique en Etats unis afin qu’elle soit parmi les plus grandes puissances mondiales. Pour ce faire, en 1963, il a participé à la rédaction de la Charte de l’Organisation de l’unité africaine qui n’a pas  été avantageux. Mais l’on retiendra tout de même qu’il a été le premier promoteur des Etats unis d’Afrique suivi de Mouammar Kadhafi, ex président Libyen. Ses œuvres et ses idées sont toujours citées et employées comme des références dans  l’évolution de l’Afrique.

Article de la rédaction AFRIC

Crédit image : Google images/illustration

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