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Les Américaines, des stars au Mondial féminin

29.06.2019
Lire l'original de l'article sur: rfi.fr/afrique
On les surnomme les Brésiliennes du ballon rond. En quête d’un quatrième sacre mondial en France le mois prochain, les États-Unis font figure d’exception dans le monde du football, en étant la nation « locomotive » de la discipline depuis plus de deux décennies.

Mais, malgré leur statut de première nation mondiale, Megan Rapinoe et consorts ne se satisfont pas de leur situation et regardent toujours plus loin que le bout de leur nez. « On sait que l’on est dans une situation privilégiée par rapport à beaucoup d’autres nations, mais on observe ce qui se passe dans le monde et on veut encore et toujours que le football féminin avance », précise l’attaquante Megan Rapinoe, passée par l’Olympique lyonnais en 2015 et pilier de la sélection.

Dans un pays où le « soccer » était il y a encore peu de temps considéré comme un sport féminin, les joueuses de Jill Ellis brillent sur le terrain et poussent pour une meilleure considération par leurs pairs masculins, jusqu’à faire grincer les dents des dirigeants des instances américaines. En guise d’exemple, une plainte déposée par les joueuses-cadres au tribunal Fédéral. Le but : renégocier la convention collective entre l’équipe nationale et la fédération (United States Soccer Federation). Le résultat : la plainte a obligé United States Soccer Federation – après une année de négociations très tendues – à augmenter les indemnités et primes versées aux joueuses appelées en sélection à des montants quasi identiques à ceux de l’équipe masculine. « Cela a été très tendu entre l’équipe et la fédération. Il y a eu un bras de fer énorme mais on ne voulait pas lâcher le morceau, car on sait aussi que le reste de la planète foot féminine nous regarde et peut se servir de notre exemple », souligne Carli Lloyd.

Aider à l’avancée du football féminin…

Malgré les visages affichés dans le métro New Yorkais sur des publicités de la célèbre marque à la virgule et des spots sur les chaines de télévision nationales, le football féminin a toujours du mal à être suivie dans la durée par les amateurs outre-Atlantique. « J’ai souvent l’impression qu’un certain nombre de fans ne nous suivent que lorsqu’il y a une Coupe du monde ou des Jeux olympiques, alors que nous avons une ligue », constate Lindsay Horan, passée par le Paris Saint-Germain entre 2012 et 2016, et qui ajoute : « Je pense que l’on n’a pas toujours le respect que l’on mérite. »

En effet, au-delà des compétitions internationales, peu de fans suivent les résultats de la ligue, la National Woman Soccer League (NWSL), et celle-ci n’est pas toujours très rentable, avec des bénéfices limités et des affluences en baisse (7.000 spectateurs de moyenne cette saison, 11.000 en 2016).

Malgré cela, les joueuses Américaines savent que l’exposition d’une Coupe du monde va aider la cause du foot féminin à l’international. « On veut montrer l’exemple en tirant les choses vers le haut. On est la meilleure équipe du monde, et on veut servir de locomotive pour les autres joueuses et fédérations à travers le monde », insiste Alex Morgan, avant d’ajouter : « Notre but ultime, c’est que le plateau mondial soit très compétitif et qu’un maximum d’équipes soient dans de meilleures situations. »

À quelques jours du début de la compétition, la vice-capitaine Carli Lloyd reste tout de même enthousiaste malgré quelques ombres au tableau global : « Je suis sûre que la compétition sera géniale et que cela va aider à faire croitre encore plus la popularité du foot féminin à l’échelle mondiale. Quand je vois les affluences pour la Ligue des champions ou certains matches du Championnat de France, je ne peux avoir que le sourire. Et puis, ça serait romantique de gagner un titre mondial en France, non ? »

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Credit image : google image /illustration

 

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