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La France, le Tchad, le Congo Brazzaville et l’Union Africaine dans le même sac

02.10.2018
Mauvaise manière de défendre un régime issu des urnes et un chef d’Etat qui n’a pas besoin d’incidents diplomatiques pour juguler la crise sécuritaire qui hypothétique dangereusement les chances du développement de la RCA, en dépit d’un programme de relèvement de l’économie nationale.

Les auteurs de ce tract s’opposent systématique à la tenue du «Dialogue Politique Inclusif», sous le prétexte pourtant séduisant que les consultations populaires à la base et le Forum de Bangui organisés par Catherine Samba-Panza et la transition consensuelle aurait diagnostiqué tous les problèmes et proposer des solutions alternatives avec un accord de désarmement signé de tous les groupes armés toujours réfractaires.

En fait, ils redoutent, et à juste titre, les déconvenues de l’Accord politique issu des pourparlers de Libreville qui auraient conduit au dépouillement institutionnel du pouvoir du général Bozizé, avant de le renverser en faveur de l’opposition démocratique et de la coalition Séléka. Là aussi, il y a effectivement un danger que ceux qui demandent à cor et à cri le «Dialogue Politique Inclusif», comme l’ancien président François Bozizé au nom du KNK, l’ancien président Djotodia au nom du FPRC, ou le président du RPR, utilisent comme un véritable «cheval de Troie» à l’assaut du pouvoir. C’est ce qui ressort d’ailleurs de certaines revendications qui exigent un nouvel accord politique global, le retour de Bozizé et Djotodia, la formation d’un gouvernement d’union nationale et l’amnistie générale pour tous les ex-combattants.

Il n’y a en effet pas d’autres manières plus machiavéliques d’obtenir, par le dialogue, ce que les groupes armés n’ont pu obtenir par les armes et la violence armée.

Les tenants du pouvoir redoutent en effet de perdre des postures et des privilèges, et ils essaient frénétiquement de s’accrocher au pouvoir. Mais si dans le fond, ils peuvent avoir raison, la méthode utilisée pour dénoncer le complot supposé contre Touadéra est déloyale et anti-démocratique, puisqu’elle ne permet pas un débat clair, franc et transparent sur le sujet. On préfère encore le jeu du CLAIR-OBSCUR, de la manipulation et de la désinformation.

Et, dans ce jeu dangereux d’équilibriste politique, la France, le Tchad, le Congo-Brazzaville, l’Union Africaine sont épinglés et mis dans le même sac, tout en oubliant les rôles parfois positifs que ces pays ont joué aux côtés de la RCA pour éviter la «Somalisation» irrémédiable. La France, le Tchad, le Congo Brazzaville sont ainsi remerciés ici en monnaie de singe. François Hollande, Emmanuel Macron, Idriss Deby Itno, Denis Sassou-Nguesso et le président de la Commission Africaine, Moussa Faki Mahamat, peuvent apprécier la qualité des relations avec les autorités centrafricaines et les thuriféraires du pouvoir…

Pas de dialogue, pas de gouvernement d’union nationale, pas de retour de Bozizé ou de Djotodia, et pas d’amnistie générale ! Tout cela participe d’un complot de la France, du Tchad, du Congo Brazzaville et de l’Union Africaine contre la légitimité du pouvoir en Centrafrique ! Mais tout ceci mériterait d’être plutôt débattu sur la place publique que par voie de tracts. Certains leaders politiques l’ont fait récemment sans qu’ils aient besoin de se cacher le visage avec un doigt de la main.

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