Association for Free Research and International Cooperation

Comment mettre fin à l’immigration vers l’Europe ?

01.07.2019
Article de la rédaction AFRIC
L'Europe fait face à un afflux migratoire d'ampleur exceptionnelle. Elle est profondément traumatisée par les images de migrants qui s'accumulent dans les îles italiennes. En outre, le nombre de demandeurs d'asile présents dans l'Union européenne connaît une hausse considérable. Il a triplé en huit ans, pour atteindre un pic de 625.000 en 2014, soit une augmentation de 44 % sur un an. Le phénomène s'explique essentiellement par la crise humanitaire au Moyen-Orient et l'arrivée d'un grand nombre de Syriens chassés de chez eux par la guerre. L'Allemagne est de loin le pays le plus concerné, accueillant 202.000 demandeurs d'asile, devant la Suède (81.180), l'Italie (64.625) et la France (62.735).

L’arrivée supplémentaire de migrants par des voies illégales et la hausse du nombre des demandeurs d’asile sont ressenties comme un sujet de préoccupation par les opinions publiques, menaçant à terme les équilibres sociaux.

L’Union européenne n’a rien d’une forteresse contrairement à certaines caricatures. 20 millions de ressortissants étrangers non communautaires résident sur son territoire, auxquels s’ajoutent chaque année environ un million de personnes accueillies régulièrement. L’arrivée supplémentaire de migrants par des voies illégales et la hausse du nombre des demandeurs d’asile sont ressenties comme un sujet de préoccupation par les opinions publiques, menaçant à terme les équilibres sociaux dans un contexte de chômage massif, voire les modèles de société, les régimes démocratiques et l’unité de l’Europe. L’exemple hongrois où la hausse fulgurante du nombre de demandeurs d’asile s’accompagne d’une radicalisation politique est particulièrement significatif.

Malgré des mesures de plus en plus restrictives, les migrants se trouvent à nos portes, entrent dans nos pays, souvent au péril de leurs vies, s’y installent, et de plus en plus, de façon clandestine, ce qui les pousse dans des situations de détresse, de fragilité, d’exploitation. De nombreux débats ont lieu sur la politique d’asile et d’immigration de l’Union Européenne et de la Belgique en particulier. Mais quelles sont les causes qui poussent à quitter son pays ? Et comment agir pour permettre aux personnes de vivre dignement dans leur propre pays ?

La question des migrations internationales, avec son ensemble complexe de causes et de conséquences démographiques, sociales, économiques et politiques, s’est placée à l’avant-scène des agendas nationaux et internationaux. Ces quelques dernières années, l’immigration est devenue un sujet de préoccupation majeure dans un nombre croissant de pays et en ce qui nous concerne, en Europe. Plus récemment, dans le sillage des événements du 11 septembre 2001, certains pays ont encore resserré leurs politiques à l’égard des immigrants, des réfugiés et des demandeurs d’asile. Or malgré ces mesures restrictives, ils sont encore très nombreux à venir frapper aux portes de l’Europe. Les habitants des pays de l’Union craignent pour leur sécurité, leur emploi, leur avenir, leur culture.

Mais voilà, les migrants se trouvent à nos portes, entrent dans nos pays, souvent au péril de leurs vies, s’y installent, et de plus en plus, de façon clandestine, ce qui les pousse dans des situations de détresse, de fragilité, d’exploitation. De nombreux débats ont lieu sur la politique d’asile et d’immigration de l’Union Européenne et de la Belgique en particulier. Ces débats sont influencés par la montée des nationalismes et le repli individualiste de nos sociétés occidentales.

Pour mettre fin à l’immigration internationale, les pays occidentaux qui soutiennent les rébellions, les coups d’Etat, le terrorisme et autres manipulations en Afrique, doivent systématiquement cesser afin de permettre aux dirigeants africains d’asseoir une bonne politique de démocratie en vue de participer effectivement au développement véritable. Or, ces occidentaux qui, aujourd’hui se plaignent beaucoup de ce phénomène, ont intérêt à regarder dans le rétroviseur. Le cas de la guerre en Lybie, en Centrafrique, au Nigéria, au Cameroun, au Mali au Burkina-Faso et autres conflits africains, doit servir d’exemple. Si une personne quitte son pays, sa famille, ses proches, sa culture, ce n’est souvent pas uniquement pour une seule raison.

Les institutions financières internationales à savoir le Fonds Monétaire International (FMI), la Banque Mondiale (BM) et autres donateurs multilatéraux peuvent promouvoir des politiques macroéconomiques en faveur des pauvres par les conditions dont sont assortis leurs prêts, elles doivent être invitées expressément à le faire sans tarder.

Mais aussi de garantir la participation car même ‘’les pauvres’’ sont en droit d’être consultés sur les décisions qui les concernent directement, ce qui nécessite d’élargir l’espace politique de manière à permettre aux pauvres et à leurs représentants notamment les ONG, les médias indépendants et les associations de travailleurs de faire entendre leurs voix au sein du FMI et de la Banque mondiale par exemple.

Cette remise en cause de la représentation au sein du FMI et de la Banque mondiale prend de l‘ampleur car ces institutions ont tendance à prescrire des mesures portant sur un éventail de domaines de plus en plus large. Ce nouveau rôle du FMI et de la Banque mondiale souligne la nécessité d’accroître la participation des emprunteurs, à savoir les pays en voie de développement. Il est temps de passer à un réel partenariat avec les pays en voie de développement.

Ce que nous pouvons dire, il revient à la communauté internationale de résoudre au plus vite que possible les conflits qu’ils ont même les instigateurs de les résoudre. Car, à en croire certains observateurs, le phénomène de l’immigration est l’une des conséquences des crises provoquées par les occidentaux.

Article de la rédaction AFRIC

Credit image : google image/illustration

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