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Clap de fin pour Theresa May à la tête du parti conservateur

09.06.2019
Article de la rédaction AFRIC
Les multiples tentatives restées infructueuses de Thesera May de trouver un accord sur le Brexit entre le Royaume Uni et l’Europe auront finalement eu raison de sa démission. Deuxième victime de la sortie de l’Union Européenne à la suite du referendum du 23 juin 2016 qui avait été plébiscité à 52% après le désistement de son homologue David Cameron, Theresa May n’aura pas réussi son pari, celui de faire du Brexit un « succès ».

Entrée pleine de confiance au 10, Downing Street il y a trois ans, Theresa May avait pour objectif de mettre sur la même table à la fois les partisans d’un Brexit dur et ceux cherchant à maintenir des liens proches avec les européens. Le coup fatal lui sera administré lorsqu’à la suite d’élections anticipées, celle-ci n’obtiendra pas les résultats escomptés et dès lors sera désormais sans majorité absolue au sein du parlement britannique. Pour essayer de rattraper le coup, la première ministre va alors fixer un nouveau cap  en traçant de multiples lignes rouges avant d’être finalement acculée, et d’être obligé de discuter avec Bruxelles une nouvelle fois. Mais, même sa proposition de solution de dernière minute n’aura pas suffi à satisfaire les députés et conduira à un rejet spectaculaire de l’accord. Le « no deal » étant suffisamment consommé, la Theresa « May be » n’aura d’autres choix que de démissionner, cette démission emportant avec elle plusieurs répercussions.

Démission de facto du poste de premier ministre

Annoncée le 24 mai lors d’une allocution devant le 10, Downing Street, et rendu officielle ce vendredi 7 juin, la démission de Theresa May à la tête du parti des conservateurs emporte de facto sa démission du poste de premier ministre du Royaume Uni. Son successeur au poste de premier ministre qui sera choisi au sein du parti des Tories devra réunir une majorité suffisamment grande pour gouverner au parlement. Elle restera néanmoins dans ses fonctions et continuera à administrer les affaires courantes du pays jusqu’à son remplacement prévu d’ici à la fin juillet.

Le renforcement de l’idéologie d’un Brexit dur et la probabilité de succès du « no deal »

La probabilité de remplacement de Theresa May par un « Brexiter » est l’hypothèse la plus envisageable jusqu’à présent. A ce stade, plusieurs concurrents pros Brexit dur tirent leur épingle du jeu. Le plus en vue d’entre eux est Boris Johnson,  qui fait office de favoris, d’autant que les accusations de mensonge volontaire qui pesaient contre lui ont été levées ce 7 juin. S’il devenait alors nouveau premier ministre, le plus grand risque serait de voir ce Brexiter pur et dur privilégier une sortie sans accord du Royaume Uni de l’Union européenne au lendemain du 31 octobre, date butoir fixée en vue de l’obtention d’une solution de sortie arrangeant les deux parties.

L’affectation des marchés financiers et du niveau de vie des citoyens

La démission de Theresa May ne résout rien et n’arrange les affaires de personne. Si le Royaume Uni se dirigeait vers un Brexit sans accord, il serait rapidement confronté à un énorme risque économique de grandes ampleurs. Et, les répercussions pourront même s’étendre au-delà du continent européen d’après les prévisions des experts économistes. Si la sortie du Royaume Uni de l’Union européenne se fait sans un accord, les prévisions annoncent que les marchés financiers britanniques seront les plus touchés puisque la livre sterling s’affaiblit déjà depuis plusieurs jours du fait de l’annonce de la démission de la première ministre. Cet évènement serait même de nature à peser  sur le rythme de croissance de l’économie britannique et pourrait aussi affecter d’autres économies et pas seulement européennes pour qui les flux financiers de transfert d’argent et de taux de change ont une grande importance.

Ces conséquences pourraient même aller plus loin puisque certains économistes parlent d’une récession d’ici à la fin 2019 début 2020. La banque d’Angleterre pourrait alors face à ce coup porté sur la croissance économique, finir par abaisser son taux d’intérêt directeur. La livre sterling aura alors des chances d’être déprécier, entraînant avec elle l’inflation dont on connait les effets pervers qui la carac.

Article de la rédaction AFRIC

Credit image : google image

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