Association for Free Research and International Cooperation

Centrafrique: les groupes armés constituent un danger permanent pour la sous-région

25.09.2018
Ce n’est pas un secret de polichinelle pour savoir que c’est bien la Séléka et les groupes armés qui sont à l’origine de l’insécurité récurrente en Centrafrique.

Il est vrai qu’elle continue de l’entretenir. D’où la réaction des compatriotes qui vivent dans la localité de Paoua qui ont exigé aux casques bleus d’exécuter sans autre forme de procès les 18 hommes (arrêtés) du Général Bahar qui sévit à Markounda (Ouham-Péndé), l’on se souvient que ce Général a exigé aux parents d’élèves de Markounda ainsi qu’aux enseignants de lui payer des taxes.

Au lieu de rester seulement ben République centrafricaine, certains éléments de la Séléka font partie des mercenaires centrafricaines, Equato-guinéens et tchadiens qui ont voulu renverser le président Théodoros Obiang Nguéma Mbazogo. Comment ont-ils fait pour traverser tout le Cameroun voisin afin d’arriver proche ou sur le territoire équato-guinéen ? Ce qu’ils ont tenté de faire au Président Nguéma, ils peuvent aussi le faire aux autres chefs d’Etat de la sous-région en s’alliant à un groupe de mercenaires porteurs d’un projet de coup d’Etat dans leur pays respectif.

Dans un article de presse, nous avons demandé à Ndjaména de contrôler la partie sud de son territoire. Car les mercenaires en chevaux qui ont attaqué plusieurs localités dans la préfecture de l’Ouham-Péndé sont venus du sud de Tchad.

Et nous pensons que les mercenaires Tchadiens parmi lesquels se trouvait un Général tombé en disgrâce, seraient recrutés toujours au sud du Tchad pour aller en Guinée-Equatoriale.

Le recrutement des mercenaires  de la Séléka faisant partie des putschistes, pouvait bien se dérouler dans la partie nord est de la Centrafrique ou au sud du Tchad puisque cette région échappe au pouvoir de Bangui. D’ailleurs, le Président Nguéma l’a dit lors de l’interview accordée à R.F.I et France 24.

La Séléka pourra un jour soutenir un groupe rebelle Tchadien qui combattra le pouvoir de Ndjamena qui a intérêt à faire en sorte que la paix revienne en Centrafrique. La Séléka est certes un mal qui peut quitter la Centrafrique, pour atteindre n’importe quelle partie d’Afrique Centrale.

Tant que la Séléka continue d’occuper la partie nord-est de la paix n’est pas pour demain et la plainte des populations  se trouvant dans les préfectures qu’elle occupe actuellement  s’élèvera toujours.

Nous nous rendons compte que la Séléka n’acceptera pas le programme DDR-R. La déclaration de Nourrédine Adam de marcher sur Bangui en dit long.

L’option de la libération de pays s’impose. On ne va pas toujours faire la sourde oreille aux gémissements des compatriotes qui souffrent dans la partie nord est du pays.

La Séléka est teintée aussi des mercenaires Soudanais capables de se greffer à n’importe quel groupe rebelle du Soudan  désirant de marcher sur Khartoum.

Si aujourd’hui c’est le tour de la Centrafrique, demain la Séléka pourra se déporter ailleurs. Car les mercenaires Tchadiens qui s’y trouvent sont avides de grain et ne tardent pas à attraper n’importe quel appât en vue.

 

Par Saint-Cyr Gbégbé-Ngaïna

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