Association for Free Research and International Cooperation

L’exision une pratique qui peine a etre eradique

22.09.2018
L’hospitalisation au Burkina Faso d'une cinquantaine de fillettes de 4 à 5 ans ayant subis des mutilations génitales a accentué la pression sociale contre l'excision, dans ce pays où le sujet a longtemps été tabou dans les communautés ou elle est encouragée.

Entre le 4 et le 6 septembre, Une cinquantaine de filles ont été excisées  dans la zone de Kaya au Nord de Ouagadougou .Les fillettes  ont été hospitalisées dans des centres de santé mais après des premiers examens, les médecins ont évoqué des complications. Les présumées auteures,   des actes, deux femmes de 60 ans ont fait l’objet d’une interpellation au même titre que les  parents des fillettes. Les autorités qui rappellent que cette pratique est interdite par la loi en vigueur dans le pays et ce depuis 1996 évoquent des mesures répressives  à l’encontre des auteurs. Mais pour Laurence Marshall Ilboudo ministre de la femme, de la solidarité nationale,  et de la famille, le nombre de victimes de cette pratique qui tire ses racines dans les coutumes ancestrales,  va au delà du chiffre évoqué.

La législation adoptée en 1996 au Burkina Faso sur les mutilations fait état de peines allant de  six mois à trois ans d’emprisonnent  et d’une  amende qui va de  150 000 à 900 000 francs. Dans le cas où la victime succombe à la suite d’une hémorragie  ou  d’une infection les auteurs encourent dix ans d’emprisonnement. Malgré l’existence de ce texte juridique  et la création en 1990 d’un conseil  national  de lutte contre la pratique de l’excision (CNLPE), les mutilations génitales  restent  récurrentes dans certaines régions du Burkina Faso  notamment en milieu rural  où elles sont souvent pratiquées sous forme de rituel ,  en secret et avec des outils rudimentaires tels qu’une lame de rasoir, un morceau de verre ,un couteau et ceci sans la moindre  anesthésie. Les conséquences qui en découlent sont graves. Elles vont des traumatismes psychologiques aux infections urinaires en passant par les  douleurs  lors des menstruations et rapports sexuels. D’autres conséquences plus dangereuses telles  que la formation  de  kystes et d’abcès, la stérilité et  les  complications lors des grossesses peuvent apparaitre plus tard. Les médecins font également états d’exposition  aux maladies transmissibles par le sang telles que le VIH/SIDA, et l’hépatite.

Ce rituel  destinées notamment à affaiblir  le désir sexuel chez la femme  s’opère sous différentes formes allant de la couture du vagin à l’ablation du clitoris, des lèvres .Le fléau n’est pas seulement fréquent au Burkina Faso .On estime à 200 millions le nombre de femmes et jeunes filles victime de l’excision dans le monde. Considérée comme une « oppression » de la femme et une  « atteinte à l’intégrité et à la dignité », l’excision  peine à être éradiquée en Afrique notamment dans des pays tels que la Somalie, la Guinée et Djibouti ou l’on note un nombre élevé de femmes excisées. Même si  des  opérations réparatrices  sont désormais accessibles  dans  plusieurs établissements sanitaires à travers le continent  , beaucoup reste à faire pour  mettre hors de danger les millions de femmes toujours exposées à cette pratique  pourtant encouragée par aucune religion et qui ne garanti ni la fidélité , encore moins la virginité ou la fécondité , mais qui au contraire expose les victimes aux pathologies graves  et pire à la mort .

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