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SENEGAL : Une série de mesures annoncées pour réduire le train de vie de l’Etat

27.04.2019
Article de la rédaction AFRIC
Le chef de l’Etat du Sénégal envisage de prendre d’importantes mesures afin de réduire considérablement le train de vie de l’Etat. Il s’agit des décisions qui concernent les services courants de l’Etat tels que l’eau, l’électricité, la téléphonie, la location.

A l’issue de la dernière réunion du conseil des ministres, le chef de l’Etat sénégalais s’est engagé à appliquer une politique de rationalisation à certains services courants. L’objectif visé est de réduire le train de vie de l’Etat pour réaliser des marges budgétaires. En effet, Le Président de la République a affirmé sa volonté de poursuivre la dynamique de réduction du train de vie de l’Etat, en signalant les résultats satisfaisants concernant la rationalisation des charges locatives de l’Etat. Il a, sur ce sujet, instruit le gouvernement de réduire au strict minimum les locations à l’horizon 2020.

Au titre des charges courantes de l’administration notamment celles de l’eau, de l’électricité et du téléphone, il a invité le Premier Ministre à lui proposer, au plus tard le 1er août 2019, un cadre réglementaire portant sur les modalités d’abonnement, d’utilisation et de paiement des charges courantes de l’administration.

S’agissant du parc des véhicules administratifs, le Président de la république a requis du gouvernement un nouveau dispositif réglementaire sur les conditions d’acquisition, d’affectation, d’utilisation et de cession des véhicules administratifs ; non sans instruire le Premier Ministre d’étudier la possibilité de remplacer les dotations budgétaires en carburant, entretien et réparation de véhicules par des indemnités représentatives.

Le Chef de l’Etat, a dans le même élan, réaffirmé son attachement au recensement général du patrimoine foncier bâti et non bâti de l’Etat, de même que la réévaluation du portefeuille de l’Etat, en instruisant le Premier Ministre de lui proposer, au 1er septembre 2019, une stratégie de valorisation et d’optimisation de ce patrimoine.  Cette décision annoncée par le chef de l’Etat du Sénégal ne peut qu’être salué si l’on sait que dans ce pays il est fréquent de voir la population se plaindre des modes d’utilisation des moyens logistiques de l’Etat. Des non ayant droits qui utilisent les véhicules de l’administration, sans s’inquiéter, des personnes résidant dans des logements de convention. Ainsi la mise en œuvre prochaine de cette mesure ne fera que rationaliser l’utilisation faite sur les moyens de l’Etat.

Au-delà du parc automobile et de la location, l’Etat compte également s’appuyer sur un autre levier qui est la facture de téléphonie où il a été noté une ardoise financière très importante. En effet, dans l’optique de rationaliser les ressources de l’Etat, l’Agence de l’Informatique de l’Etat a eu comme mission de contribuer de manière drastique à la réduction de la facture téléphonique de l’Etat grâce à la mise en place d’une infrastructure de transmission et de télécommunication efficace. Grâce à un système de téléphonie intégrée et centralisée au niveau du centre de ressource de l’Adie, d’importants efforts ont été notés dans la maitrise de la facture téléphonique de l’Etat de l’Etat qui s’élevait jusqu’en 2015 à 22 milliards de francs CFA annuels avant de baisser jusqu’à 12 milliards de FCFA en 2016.

Avec le déménagement de quelques départements ministériels (donc ceux de l’élevage, de la pêche, de l’agriculture…) dans les deux sphères ministérielles à Diamniadio (à 30 Km de Dakar), l’Etat entend alléger sa facture locative de 8 milliards de F CFA par an. Lors de l’inauguration du premier lot de ces bâtiments, en mai 2018, le chef de l’Etat soutenait que c’est un évènement « historique », car il consacre une nouvelle ère de rationalisation et de mutualisation des ressources publiques. Il soulignait qu’avec la construction de ces bâtiments, l’Etat réalise des marges. Ce qui constitue, selon lui, une « rupture fondamentale » dans la politique de relocalisation des ministères et le pilotage des projets immobiliers de l’Etat. Tout cela traduit sa volonté, depuis 2012, d’assurer la refondation de la politique immobilière de l’Etat, en vue d’optimiser le développement, l’exploitation et l’occupation du patrimoine public dans toutes les régions du Sénégal.

Dans ce même élan, le chef de l’Etat réaffirmait, lors de la dernière réunion du conseil des ministres, son attachement au recensement général du patrimoine foncier bâti et non bâti de l’Etat, de même que la réévaluation du portefeuille de l’Etat. A ce titre, il a instruit le Premier Ministre de lui proposer, avant le 1 er septembre 2019, une stratégie de valorisation et d’optimisation de ce patrimoine.

Article de la rédaction AFRIC

Credit image : google image

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