Association for Free Research and International Cooperation

Quelles sont les contreparties de l’accord d’entente de Khartoum entre les groupes armés ?

20.09.2018
En titre, cette question revient régulièrement sur les bouts de lèvres des commentateurs nationaux. Que ça soit à Bouar, où étaient réunis les représentants des groupes armés sur l’initiative de l’Union Africaine (UA), qu’à Khartoum (Soudan du Nord) où avait lieu au même moment la rencontré entre les chefs de ces même groupes armés sous supervision russe, globalement, l’on se demande quelles sont contreparties de l’accord dit « d’entente de Khartoum entre les groupes armés » ?

C’et accord dont-ils s’engagent à observer durant une période relativement indéterminée de non-violence sur l’ensemble du territoire. Encore faut-il que ceux-ci respectent leur engagement !

Mais au-delà de l’aspect conciliateur tant à Bouar qu’à Khartoum, les centrafricains ne cessent de s’interroger sur les contreparties de cet accord d’entente de Khartoum, entre les groupes armés, dont la quintessence se résume du moins pour le moment à l’idée d’« une paix » lapidaire, telle que susmentionnée.

En tous cas, d’aucuns ne pourront dire que cette interrogation soit fallacieuse ou encore infondée. Puisque l’on voit mal un certain Nourredine Adam, Abdoulaye Hissène, Ali Darassa , Al-Katim et Mocom (les acteurs de l’accord d’entente de Khartoum ), pour ne citer que ceux-là, se résoudre aussi facilement à une quelconque idée de paix.

L’on se rappellera quelques semaines plutôt, avant la rencontre de Khartoum, le récent communiqué de presse du Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC) ; Communiqué de presse auquel, le FPRC de Nourredine Adam, a entre autres pointé du doigt  le gouvernement de Touadéra de marginaliser les compatriotes musulmans centrafricains, de pratiquer leur exclusion, d’ériger la mal gouvernance en mode de gestion de la République….En un mot d’exacerber la crise par des pratiques non-orthodoxes.

Même si dans ce même communiqué de presse le FPRC a réitéré son adhésion à la feuille de route de l’UA, à vrai dire, l’on ne pensait de sitôt qu’un deal entre le gouvernement et le FPRC, pour ne citer que ce groupe rebelle, soit possible.

Pour ne pas se perdre en conjecture superficielle, étant donné que le destin du pays est pour le moment en jeu, nous voulons faire allusion par-là, au dialogue politique qui se pointe à l’horizon, il est plus que conséquent pour le gouvernement de pratiquer le jeu de transparence sur ce sujet si brûlant.

C’est-à-dire impliquer toutes les sensibilités du pays, à chaque palier franchi dans cette marche vers la sortie de crise du pays.

Sur ce, il est commode pour le centrafricain lambda de savoir jusqu’aux derniers détails les clauses de l’entente entre les groupes armés à Khartoum. Puisqu’il s’agit du futur du pays

Au finish, pour résumé notre pensée, il est plus que convaincant pour nous de citer l’ancien président de l’Afrique du Sud, le feu Nelson Mandela, qui disait que : « ce qui se fait en notre nom sans nous, est en réalité contre nous. Nous devons être actifs ».

 

Par Hervé SAMBA

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