Association for Free Research and International Cooperation

Le Sénégal tend vers un régime présidentiel

12.04.2019
Article de la rédaction AFRIC
Après les expériences des anciens présidents, Léopold Sédar Senghor (1963-1970) et Abdou Diouf (1983-1991), l’actuel chef d’Etat du Sénégal ambitionne d’adopter un régime présidentiel en annonçant la suppression du poste de Premier ministre dans les prochains jours.

Le chef de l’Etat actuel du Sénégal, MackySall, est sur les traces de ces prédécesseurs, Léopold Sédar Senghor et Abdou Diouf. Ces deux derniers, durant leur règne, avaient adopté un régime présidentiel. L’histoire semble se reproduire avec la décision annoncée par MackySall de mettre fin aux fonctions de Premier ministre du Sénégal. « Le Président m’a instruit d’introduire un projet de loi au niveau de l’Assemblée nationale pour supprimer le poste de Premier ministre », déclarait Boun Abdallah Dionne, suite à sa reconduction comme chef du gouvernement du second mandat de Macky Sall. En effet, il s’agit d’une vingtaine d’articles sur 108 de la constitution qui seront soumis aux parlementaires sénégalais pour des modifications avant de passer au vote dans les prochaines semaines. A l’issue de cette étape, le Sénégal se dotera ainsi d’une nouvelle architecture républicaine avec un Président de la République qui s’appuiera sur deux institutions importantes : le Secrétariat général de la Présidence de la République et le Secrétariat du Gouvernement. Une fois que le projet de réforme de ces articles aura terminé, le chef de l’Etat verra ainsi ses pouvoirs plus renforcés avec une plus grande marge de manœuvre sur ses décisions.

UN NOUVEAU GOUVERNEMENT EN MODE « Fast track »

Il a fallu attendre, dimanche 7 avril, tard la nuit, pour enfin, voir le secrétaire général du gouvernement, Jean Maxime Simon Ndiaye, rendre publique la liste des 32 ministres et trois secrétaires d’Etat nommés dans la nouvelle équipe gouvernementale dirigée par Mahammad Boun Abdallah Dione, un poste qu’il va assumer cumulativement avec les fonctions de ministre d’Etat, secrétaire général de la présidence de la République. Beaucoup de surprises sont à relever dans cet attelage. Il a été noté une vingtaine de départs et la promotion de nouvelles têtes, mais aussi des changements profonds au sein des départements ministériels. Des ministres comme ceux-là qui étaient à la tête de l’agriculture, la promotion des investissements, la justice, l’économie solidaire… ont tout simplement remerciés. De nouveaux ministres ont faire leur entrée. C’est le cas de l’Economie, de la Coopération et du Plan ; la justice. L’autre particularité à souligner, c’est une forte présence de la gent féminine avec une représentation 25% de femmes. En plus, toutes les 14 régions du Sénégal ont été représentées dans cette nouvelle équipe.

En marge de la réunion hebdomadaire du premier conseil des ministres, tenue le 10 avril, le chef de l’Etat a axé une partie de sa communication le nouvel élan institutionnel marquant son quinquennat. A cet effet, Macky Sall rappelé au Gouvernement les priorités et initiatives majeures inscrites dans la phase II du Plan Sénégal émergent (PSE). Il a, à cet égard, demandé aux ministres, de constituer, dans la collégialité, un Gouvernement d’action ; un Gouvernement de transformation publique, méthodique, efficace et performant dans le déploiement cohérent du travail sectoriel et interministériel. Dans ce cadre, le Chef de l’Etat a réaffirmé sa volonté de superviser, en permanence, l’action du Gouvernement et de l’Administration, sous le sceau du culte du résultat. Il a, à ce titre, instruit le Gouvernement de mettre en place, dans les meilleurs délais, un plan global de simplification des procédures, de déconcentration et de rationalisation des ressources humaines, financières et logistiques.

Article de la rédaction AFRIC

Credit image : google images

 

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