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Business : Les secteurs dans lesquels investir en Afrique en 2020

09.04.2019
Article de la rédaction AFRIC
L’Afrique subsaharienne est un marché en plein essor et constitue un cadre idéal pour des grands investissements rentables. Ce marché est davantage plébiscité et convoité par des investisseurs internationaux. L’économie africaine bien qu’étant en plein développement connait des besoins majeurs dans bon nombre de secteurs qui restent neutres jusque-là. Selon Havas Horizons, les investisseurs considèrent l’Energie comme le secteur le plus prometteur en Afrique. A côté de ce dernier figurent également la santé, le E-commerce, l’industrie cinématographique, l’agroalimentaire (…) qui sont des secteurs encore moins exploités mais à fort potentiels de revenus. Pourquoi cette hiérarchie des secteurs ? Explications.

PRODUCTION ET DISTRIBUTION D’ELECTRICITE

L’énergie est la première source de développement d’un pays. C’est le secteur le plus attractif et le plus neutre en Afrique. Plus d’un tiers du continent est plongé dans le noir simplement parce que les dirigeants lanternent pour se tourner vers les énergies solaires. On constate une sous-alimentation cruciale dans le continent alors que ce dernier dispose d’un grand potentiel dont d’autres continents convoitent : le soleil. Une source  de production d’énergies renouvelables et un facteur clé du développement de l’Afrique. Investir  dans la production et la distribution de l’électricité en Afrique sortirait la sous region d’un coma profond et favoriserait une marche vers l’émergence horizon 2025. Pourquoi ? Parce que toute production et transformation est effective sur usage du courant. Et le désenclavement des zones rurales et l’amélioration de la cité moderne passent par l’électricité, pilier des activités  numériques et autres, génératrices de capitaux.

LA SANTE

« Existe-il un bien plus précieux que la santé ? » S’interrogeait Socrate ; sûrement pas. Investir dans le domaine de la santé c’est sauver toute une nation, libérer les africains des contraintes d’évacuations sanitaires vers l’occident ou l’Afrique du Nord mais également favoriser le développer économique de l’Afrique. L’Afrique, berceau de l’humanité manque des centres hospitaliers de taille, manque du personnel médical qualifié. Selon le site d’informations Quartz, l’Afrique Subsaharienne compte en moyenne 1 médecin pour 5000 habitants. Cela s’explique par le fait qu’il y’a manque d’écoles médicales en Afrique. Le continent dispose à peine de 170 écoles d’enseignement médicales. Certains pays n’ont en pas, cependant d’autres en dispose qu’un seul.

En matière de soins médicaux, les pays de l’Afrique subsaharienne ne sont pas le cadre propice pour le traitement des malades. La réhabilitation des hôpitaux se fait rare comme au Congo Brazzaville, et bon nombre de pays n’arrivent pas à suivre l’évolution technologique au niveau sanitaire. D’où investir dans la prestation de services médicale et dans la formation des cadres médicaux dans ce pays serait nécessaire et rentable. Réaliser des projets de construction d’hôpitaux paramédicaux serait également une source génératrice de capitaux à court terme. Une institution de renommée dans la zone avec des appareils modernisés et un personnel fiable et compétent ferait aussi bonne affaire. Il permettrait de traiter les nécessiteux de la sous region qui ont souvent pour seul pays d’évacuation le royaume du Maroc.

LES NOUVELLES TECHNOLOGIES

Investir dans la formation des jeunes aux nouvelles technologies est un secteur rentable en Afrique. Avide d’émergence d’ici 2025, l’Afrique tend la main aux investisseurs étrangers quelques soient leur nationalités pour pallier aux besoins du continent sur le numérique notamment dans la formation des jeunes à la création et à la fabrication des produits numériques ; à la mise en place d’un système de monnaies numériques plus avancé comme le mobile money. Quelques investisseurs locaux et organismes internationaux ayant compris l’importance d’investir dans la formation des jeunes sur les nouvelles technologies et l’entreprenariat s’y engagent déjà à l’instar de la fondation Tony Elumelu.

On le sait tous que l’Afrique est le deuxième marché mondial du mobile. Et cette flambée d’importation de smartphones, d’appareils électroniques et numériques est la résultante du manque de production locale dans ce secteur tant rentable. Jusque-là, il n’existe pas d’instituts où les jeunes sont formés pour apporter des solutions en Afrique et limiter les importations en plus de la présence de la matière première dans le continent. Ainsi donc, créer des écoles de formation pratique dans le numérique est un investissement prometteur en Afrique car la soif d’apprendre y est  et le besoin d’innovation aussi. Certains ayant la connaissance dans le domaine ont mise en place des startups, mais le manque d’investisseur et de financement reste le problème majeur.

Le secteur de la bancarisation numérique a également le vent en poupe en Afrique. L’arrivée de l’offre de transaction monétaire comme le mobile money est une véritable réussite et un élan dans le développement de l’économie du continent. Il facilite les opérations dans la localité à moindre coût et 24/7. Grâce aux mobiles money, certaines transactions sont effectuées depuis chez soi et une somme modique peut-être envoyée grâce à ce service. Innover dans ce domaine en mettant en place une compagnie internationale de Mobile Money serait rentable et libérerait des contraintes des longues fils d’attente dans les banques et aiderait à envoyer des sommes d’argent jugés trop faible en banque. Par corrélation, le E-commerce représente également un domaine prometteur.

LA DISTRIBUTION CINEMATOGRAPHIQUE

 

La distribution cinématographique et la construction des salles de cinéma est un secteur encore neutre en Afrique mais à un fort potentiel de rapporter beaucoup d’argent. Il en rapporte déjà dans certains pays comme le Nigéria. La plateforme irokotv est la plus performante dans la sous-région avec un chiffre d’affaire annuel dépassant les 100 millions de FCFA et œuvre dans la distribution des contenus cinématographiques africains à travers le monde. Ce chiffre bien qu’insignifiant pour les sites comme Netflix prouve à suffisance qu’il y’a du potentiel dans le travail et qu’un investissement sérieux dans la production et la distribution des films serait rapporteur dans l’avenir.

 

Article de la rédaction AFRIC

Credit image : google image

 

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