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Drépanocytose : un médicament burkinabé suscite l’espoir des patients a travers toute l’Afrique

17.09.2018
le Faca, fabriqué depuis 2010 au Burkina Faso à base de plantes issues de la médecine traditionnelle,
L’histoire est belle. Un médicament à base de plantes issues de la médecine traditionnelle, développé en Afrique, capable de traiter la drépanocytose, la maladie génétique la plus répandue dans le monde. Inventé au Burkina Faso, le Faca est cependant remis en cause par de nombreux spécialistes et médecins. En Afrique mais aussi en Europe, ils pointent l’absence d’étude scientifique respectant la méthodologie préconisée au niveau international.

L’enjeu est considérable. D’après l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la drépanocytose touche 50 millions de personnes dans le monde et, en l’absence de prise en charge, un enfant sur deux en meurt avant l’âge de 5 ans. Cette pathologie affecte les globules rouges, qui, déformés en faucille, peuvent boucher les vaisseaux sanguins, provoquant des crises très douloureuses. Les thérapeutiques actuelles restent relativement limitées et souvent onéreuses.

L’Afrique reste la plus sévèrement touchée et concentre la grande majorité des naissances d’enfants atteints. Au sud du Sahara, l’OMS estime que, jusqu’à 2 % des nouveau-nés seraient affectés. Dans ce contexte, et alors que la journée mondiale de lutte contre la drépanocytose a eu lieu le 19 juin, le médicament burkinabé a allumé une lueur d’espoir.

Cinq fois moins cher

Le Faca est né de la rencontre d’un étudiant en pharmacie et d’un guérisseur traditionnel burkinabés, au début des années 1990. Ce dernier lui fait découvrir deux plantes, le pommier de Sodome (Calotropis procera) et le fagara jaune (Fagara zanthoxyloides), capables d’atténuer les symptômes des malades atteints par la drépanocytose. De retour à la faculté de Ouagadougou, l’étudiant déclenche, sans le savoir, l’un des plus importants développements pharmaceutiques du pays.

Grâce aux financements du gouvernement et de donateurs internationaux, la recherche avance. Une équipe belge identifie des molécules baptisées « burkinabines » en l’honneur du pays. En 2010, le médicament, fabriqué par U-Pharma, une société d’Etat, est commercialisé. Plusieurs prix nationaux lui sont décernés, le Faca fait la fierté scientifique du Burkina Faso.

Le Faca ne parvient pourtant pas à s’exporter, aucun autre pays n’ayant autorisé sa vente officielle, même s’il existe des réseaux de diffusion parallèle. Par ailleurs, selon Valérie Sabatier, la crainte des chercheurs burkinabés que leur découverte puisse être subtilisée par de grands groupes ou chercheurs étrangers a pu constituer une « barrière au développement » de cette innovation.

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